Le projet de loi 39 conserve la politique chez Énergie NB

22 MAI 2013

Le projet de loi 39, la nouvelle loi de l’électricité proposée, a été débattu hier à la Législature en seconde lecture. Le Parti vert affirme que le débat a laissé de côté le principal problème avec le projet de loi 39. On n’a pas réussi à maintenir la politique à l’extérieur d’Énergie NB.

« Le ministre de l’Énergie Craig Leonard prétend que le projet de loi 39 va garantir qu’Énergie NB va fonctionner comme une entreprise, libre d’interférences politiques, mais rien ne saurait être plus loin de la vérité, » conteste David Coon, chef du Parti vert. « Le vilain petit secret, c’est que le Conseil des ministres va encore demeurer dans le siège du conducteur lorsqu’il faudra déterminer les couts les plus importants associés à la direction d’un service public d’électricité et les couts qui déterminent le prix de l’électricité, » constate Coon.

Contrairement à des provinces comme la Nouvelle-Écosse, le projet de loi 39 exige que le plan opérationnel d’Énergie NB, son plan des ressources intégrées, soit passé en revue et approuvé par le Conseil des ministres tous les trois ans plutôt que par la Commission de l’énergie et des services publics (CÉSP). De plus, alors que les propositions pour des rénovations majeures ou de nouvelles centrales électriques vont être passées en revue pour la CÉSP, mais le Conseil des ministres conserve l’autorité de prendre les décisions définitives.

« Le projet de loi 39 accorde au Conseil des ministres un rôle direct dans l’approbation des dépenses d’Énergie NB et celles-ci déterminent le prix chargé pour l’électricité de ce service public, » souligne Coon. « Le projet de loi 39 conserve la politique chez Énergie NB et c’est pourquoi le Parti vert a demandé que le projet de loi parvienne à un comité pour qu’il entende les commentaires de la population, » ajoute le chef du Parti vert.

Nos principes

>Droits et responsabilités écologiques

Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

>Autonomie locale

Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

>Démocratie participative

Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

>Justice sociale et égalité

Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

>Autodétermination et citoyenneté

Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

> Une culture de la paîx et du respect

Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

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