Se nourrir est essentiel pour notre prospérité

Rien n’est plus fondamental que la nourriture.  Comme nous l’avons tous déjà entendu : « Nous sommes ce que nous mangeons. » Mais la plupart d’entre nous ne savent pas d’où provient la nourriture ni ce qui se trouve dans cette nourriture.  Si une plus grande portion de ce que nous mangeons était produite au Nouveau-Brunswick, nous aurions une bien meilleure idée.

Quelque chose est fondamentalement erroné quand vous ne pouvez même pas trouver quelque chose comme des pommes de terre du Nouveau-Brunswick dans nos épiceries, même si nous en faisons pousser beaucoup plus que nous en consommons ici.  Et si vous recherchez des pommes de terre biologiques cultivées au Nouveau-Brunswick, vous en trouverez probablement plus dans les marchés publics que dans les supermarchés.

Et la situation n’est pas très différente avec la volaille ou la viande, même si l’échelle de notre agriculture se prête très bien à l’élevage du bétail en pâturage et de poulets fermiers.  L’obstacle se situe dans la réglementation sur la production de volailles et de viande conçue pour de grandes installations industrielles qui ne sont pas appropriées dans l’écologie des fermes mixtes.

 À mon avis, le problème réside dans notre vision de l’agriculture qui est loin de vouloir nourrir les Néobrunswickois avec des denrées alimentaires produites avec des méthodes écologiquement éprouvées.  La vision privilégiée est plutôt celle de la recherche de commodités demandées sur le marché alimentaire global, et de comment les produire en grandes quantités au prix le plus bas possible.  Le mouvement pour l’alimentation locale offre un contrepoids à cette vision.

Et c’est ce mouvement pour l’alimentation locale qui a attiré un nombre croissant de jeunes à s’engager en agriculture.  Ma famille achète sa volaille d’un jeune homme qui avait déménagé dans une grande ville pour y travailler comme messager à bicyclette; ce dernier est revenu pour élever du bétail sur un coin de la ferme de ses parents.  Deux des candidats du Parti vert de la circonscription de Kent, Kevin Arseneau et Allain Rouselle sont de jeunes fermiers qui ensemble avec leur jeune famille produisent des aliments pour les Néobrunswickois avec des méthodes biologiques.  Notre candidate dans Albert est Moranda Van Geest a dirigé une ferme laitière avec son mari pour approvisionner des familles du Nouveau-Brunswick.  Maintenant à la retraite, elle élève des moutons, des porcs et des poulets.

Le potentiel d’accroitre notre production de denrées locales est considérable, et nous pourrions le faire d’une façon écologique. Mais cela exigerait que l’administration adopte l’autosuffisance comme objectif de sa politique, un des principaux principes qui guident le Parti vert.  Cela signifie qu’il faudrait réfléchir au développement communautaire comme l’intersection entre le développement économique et le développement social qui sont tous deux enracinés dans un milieu particulier.  Cela signifie aussi admettre que le développement survient dans un contexte écologique.  Et cela exige de s’engager à adopter des politiques qui encouragent le remplacement des importations de denrées, et aussi à s’engager à appuyer le développement de petites entreprises qui contribuent à la chaine d’approvisionnement des champs vers nos tables.

Imaginez un instant que l’administration cesse de subventionner les entreprises des plus profitables avec des millions de dollars de prêts non remboursables et de remboursements des salaires, comme les 21 millions de dollars que l’administration s’est engagée à payer à la Banque TD durant la dernière décennie.  Imaginez plutôt que ces efforts sont recentrés vers l’offre de prêts garantis aux petites entreprises dont nous avons besoin pour nous garantir que nous pouvons nous nourrir avec des produits alimentaires sains et produits localement.

Pendant une récente visite à Saint-Jean, j’ai mangé un repas délicieux dans un magnifique café géré par une entreprise sociale appelée Stone soup, située au rez-de-chaussée du centre des entreprises sociales de la ville.  La dernière fois que je suis allé à Bouctouche à l’heure du diner, j’ai pris un délicieux repas au Café de la Société culturelle de Kent-Sud.  Et à Moncton, on peut toujours compter sur un repas excellent le midi.  Ce qui relie ces entreprises est un solide engagement envers la collectivité et le désir d’offrir des repas équilibrés à partir de produits locaux.

Ce sont nos collectivités qui font progresser le Nouveau-Brunswick.  Les Verts sont d’avis que c’est le rôle de l’administration provinciale d’encourager et de faciliter le développement local pour que les familles puissent s’épanouir dans des collectivités prospères.

David Coon est chef du Parti vert et député de Fredericton-Sud.

 

Nos principes

>Droits et responsabilités écologiques

Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

>Autonomie locale

Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

>Démocratie participative

Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

>Justice sociale et égalité

Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

>Autodétermination et citoyenneté

Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

> Une culture de la paîx et du respect

Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

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