Lutter contre les changements climatiques

Lutter contre les changements climatiques signifie en bruler moins et en laisser plus dans le sol
Par David Coon

Au moment où je vous écris, je ne peux cesser de penser à ce que le monde sera pour nos enfants dans ces prochaines décennies. Maintenant, l’environnement dans lequel nous vivons change tellement rapidement et malgré tout, nos leadeurs politiques n’osent intervenir ; même quand nous nous sommes entendus pour le faire.

Doug Ford, le nouveau chef conservateur en Ontario se propose de désavouer la signature de sa province sur l’entente des premiers ministres provinciaux, appuyée par l’administration fédérale, de réduire la pollution par le carbone. C’était censé être notre contribution à l’entente de Paris pour empêcher que la température s’élève par plus de 2 degrés centigrades.
Blaine Higgs, le chef conservateur du Nouveau-Brunswick a déjà annoncé qu’il ferait de cette entente fixant un prix à la pollution, un enjeu électoral.

Nos déséquilibres climatiques proviennent des déchets de notre consommation effrénée d’essence, de pétrole, de charbon et de gaz naturel. La solution crève les yeux, il faut en consommer moins. Pour y arriver, les administrations formulent des règlementations pour réduire la pollution par le carbone, elles pourraient aussi rendre des carburants fossiles de plus en plus chers pour encourager les entreprises et les conducteurs de véhicules à en consommer moins.

Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin.
Au Nouveau-Brunswick notre pollution carbonée provient en grande partie des raffineries et de la consommation d’essence et de diésel, ainsi que l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité.

Les conservateurs n’offrent pas de solution à la consommation de carburants fossiles, et agissent plutôt en promoteurs du marché en favorisant les gaz de schiste extrait par la fracturation hydraulique. Leur solution repose sur leur foi aveugle dans une nouvelle technologie qui nous permettrait de cesser la consommation de produits fossiles. De leur côté, les libéraux semblent penser qu’ils pourront gagner sur tous les terrains : réduire la pollution carbonée tout en augmentant la production des sables bitumineux, afin qu’on les utilise ailleurs. Ce sur quoi les libéraux et les conservateurs s’entendent.

Le gros problème c’est que nous consommons déjà plus d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon qu’il faudrait déjà. En extraire et en consommer encore plus va préparer un avenir que nous ne voulons pas pour nos enfants et nos petits-enfants. Et cela veut dire laisser une grande partie du pétrole et du gaz que nous connaissons dans le sol.

Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin. Pour l’instant, 80 pour cent des Canadiens et de leurs entreprises des quatre provinces les plus importantes payent maintenant un prix pour quel que soit la quantité de pollution carbonée qu’ils produisent.

Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons les consommer d’une manière plus efficiente et leur substituer des énergies renouvelables propres. L’administration conservatrice Alward a démantelé les programmes favorisant les énergies renouvelables de la province tout en privant de fonds Efficacité Nouveau-Brunswick. De son côté, l’administration libérale Gallant a liquidé Efficacité Nouveau-Brunswick tout en cessant de fournir tout montant d’aide substantielle aux nouveaux projets d’énergie renouvelable pour alimenter nos maisons et nos véhicules.

Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons considérer sérieusement l’efficacité énergétique et entreprendre la transition vers les nouvelles sources d’énergie renouvelable propre. Et ce sont précisément les buts poursuivis par le parti vert. Et ce sont aussi les buts poursuivis par un nombre croissant de nouvelles petites entreprises démarrées par les jeunes du Nouveau-Brunswick, mais nous devons avoir en place une administration provinciale ayant la volonté de créer des politiques qui appuient la croissance de ces secteurs.

La transition vers les énergies vertes offre une vaste gamme d’occasions pour les Néobrunswickois, mais cela voudra dire utiliser moins d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon, à mesure que nous devenons très efficients dans notre utilisation d’électricité solaire, et éolienne. Cela ne se matérialisera pas comme par magie, mais nécessitera une délégation forte de députés verts élus à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

David Coon est député de Fredericton Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

 

    Nos principes

    >Droits et responsabilités écologiques

    Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

    >Autonomie locale

    Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

    >Démocratie participative

    Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

    >Justice sociale et égalité

    Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

    >Autodétermination et citoyenneté

    Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

    > Une culture de la paîx et du respect

    Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

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