Stratégie de lutte contre les changements climatiques au Nouveau-Brunswick : idées pour le premier ministre Gallant

18 FÉVRIER 2016

Partie IV : rêves chimériques brisés

green-jobs.jpgFredericton – Dans deux semaines, le premier ministre Gallant participera à une conférence des premiers ministres organisée par le premier ministre Trudeau pour discuter d’une stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques. David Coon, député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, a quelques suggestions pour le premier ministre Gallant.

« Le premier ministre Gallant peut prendre immédiatement des mesures de création d’emplois qui n’exigent pas d’investissement massif dans l’ancienne économie fondée sur le carbone, en appuyant mon projet de loi sur les emplois verts, par exemple. Le projet d’Oléoduc Énergie Est se heurte à un mur d’opposition et risque très bien de ne jamais se concrétiser », a dit M. Coon.

Le Pembina Institute estime que les émissions en amont, qui découleraient du remplissage de l’Oléoduc Énergie Est avec du bitume destiné aux marchés d’exportation, représenteraient deux fois la totalité des émissions de carbone du Nouveau-Brunswick et annuleraient les progrès que l’Ontario a réalisés dans la réduction de son empreinte carbone par l’élimination progressive de toutes ses centrales au charbon. Le Conference Board du Canada estime que l’exploitation de l’oléoduc ne créerait que 132 emplois permanents au Nouveau-Brunswick.

« Au lieu de consacrer du temps à perpétuer l’économie fondée sur le carbone avec un oléoduc se rendant à la baie de Fundy, le premier ministre pourrait créer les conditions propices à la création d’emplois verts en modernisant nos logements, en augmentant l’efficacité énergétique des entreprises commerciales et industrielles, en accélérant l’adoption de l’énergie renouvelable pour fournir de la chaleur, de l’électricité et des moyens de transport, et en plaidant en faveur du réseau électrique intelligent qu’Énergie NB aimerait établir au Nouveau-Brunswick. De telles mesures permettraient de créer des emplois durables maintenant », a déclaré M. Coon.

Il y a deux semaines, des maires de la région de Montréal se sont prononcés contre la construction de l’oléoduc. La semaine dernière, le Grand Conseil de Wolastoq a annoncé qu’il ne permettra pas le passage de l’oléoduc à l’intérieur de son territoire traditionnel.

« Notre premier ministre devrait créer aujourd’hui les conditions propices pour stimuler une croissance réelle de l’emploi », a dit M. Coon. « Mon projet de loi sur les emplois verts, comme mon précédent projet de loi sur la sécurité alimentaire locale, prévoit le cadre qui permettra de bâtir une économie verte au Nouveau-Brunswick afin de créer des emplois qui conviennent aux gens et à l’environnement en nous rendant plus autosuffisants. »
Il y a 26 ans, les ministres provinciaux de l’Environnement ont été les premiers à réclamer une stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques. Maintenant, il est temps d’agir.

Nos principes

>Droits et responsabilités écologiques

Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

>Autonomie locale

Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

>Démocratie participative

Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

>Justice sociale et égalité

Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

>Autodétermination et citoyenneté

Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

> Une culture de la paîx et du respect

Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

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