Retirez les permis aux entreprises et accordez-les aux collectivités

25 JUILLET 2013

Le Parti vert du Nouveau-Brunswick demande à l’administration Alward de créer un Service des forêts du Nouveau-Brunswick pour reprendre la responsabilité gestion des Terres de la Couronne des détenteurs de permis et remettre ces permis aux collectivités.

« Quand une petite scierie locale comme Miramichi Lumber Products est obligée de cesser ses opérations parce qu’elle est empêchée de s’approvisionner en bois sur les terres de la Couronne locales, on voit bien que le système actuel est corrompu, » constate David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

« Nous voulons que David Alward retire les Terres de la Couronne des mains des entreprises pour qu’elles soient gérées pour le bienêtre public en remettant le pouvoir décisionnel aux mains des collectivités locales, » propose David Coon.

Les décisions concernant quelles entreprises obtiennent combien de bois de quelle sorte des Terres de la Couronne sont maintenant prises à Fredericton derrière des portes closes. Les cinq entreprises détentrices de permis sont capables d’exercer un contrôle considérable sur les bois qui est censé être acheminé vers les scieries locales.

Le Parti vert veut que ces décisions soient publiques au niveau communautaire, là où les collectivités locales possèderaient l’autorité de gérer l’utilisation des ressources de la forêt locale recouvertes par leur permis. Les redevances collectées pour le bois coupé, moins les couts de gestion du nouveau Service des forêts, seraient remises à la collectivité. Ces changements devraient être apportés après consultation avec les Premières Nations.

« Les Terres de la Couronne doivent être contrôlées par la population puisqu’elles sont censées être gérées pour servir le bien commun, » déduit le chef du Parti vert David Coon. Et il termine ainsi : « L’expérience de la privatisation des terres de la Couronne a commencé en 1982 et c’est un échec lamentable qui doit être abandonné. »

    Nos principes

    >Droits et responsabilités écologiques

    Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

    >Autonomie locale

    Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

    >Démocratie participative

    Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

    >Justice sociale et égalité

    Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

    >Autodétermination et citoyenneté

    Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

    > Une culture de la paîx et du respect

    Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

    Signe administratif