Le premier ministre David Alward

4 OCTOBRE 2013

Monsieur le premier ministre,

Suite à la résolution du chef des Elsipogtog et de son conseil de récupérer l’intendance de toutes les terres inoccupées des terres de la Couronne du district Elsipogtog des territoires ancestraux des Mi’kmaq, je vous écris pour vous encourager à rencontrer le chef Arren Sock et son conseil aussitôt que possible.

Les caractéristiques des relations de votre administration provinciale avec les Premières nations devraient être de nature intergouvernementale. Comme vous le savez, les Premières nations du Nouveau-Brunswick ont toujours maintenu que les terres de la Couronne étaient des terres détenues en fidéicommis par la Couronne puisqu’elles n’avaient jamais été cédées par traité. Toutefois, en ce moment, le gouvernement du Nouveau-Brunswick gère ces terres comme si elles lui appartenaient.

Dans cinq jours, le Canada va commémorer le 250e anniversaire de la Proclamation royale de 1763, le document fondateur des relations entre les Premières nations et la Couronne. Cette proclamation royale a été inscrite dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 et est protégée par la Section 25 de la loi constitutionnelle de 1982. Et comme la proclamation royale de 1763 proclame que les terres qui n’ont pas été cédées ou achetées par la Couronne sont réservées pour les Premières nations, la commémoration du 7 octobre va prendre une signification plus concrète au Nouveau-Brunswick au moment où l’on considère la décision des leadeurs élus et héréditaires des districts Elsipogtog et Signigtog, de réaffirmer leur intendance des terres non occupées de leur district.

Je crois fermement que votre réaction à leur décision déterminera ce qui va survenir. Selon moi, en ce moment, il est très important que vous rencontriez le chef Arren Sock, son conseil et les leadeurs héréditaires de leur communauté dans une relation de gouvernement à gouvernement dans l’esprit de paix et d’amitié des traités. Vous avez l’occasion, et même la responsabilité, de saisir cette occasion pour prendre les premiers pas vers la transformation des relations entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et les Premières nations pour qu’elles soient véritablement respectueuse et justes.

Voici un moment historique pour les relations entre le Nouveau-Brunswick et les Premières Nations. La façon que vous répondrez au chef Sock et aux chefs héréditaires déterminera comment nos relations deviendront mutuellement avantageuses pour toute la population et le Commonwealth de vie de notre province, ou bien comment nos relations se dégraderont en conflits et en procédures juridiques.

J’espère et vous prie d’aborder cette question avec le cœur ouvert, dans un esprit de paix et d’amitié entre nos deux peuples.

Recevez, monsieur le premier ministre, l’expression de ma haute considération

David Coon
Chef
Parti vert du Nouveau-Brunswick

    Nos principes

    >Droits et responsabilités écologiques

    Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

    >Autonomie locale

    Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

    >Démocratie participative

    Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

    >Justice sociale et égalité

    Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

    >Autodétermination et citoyenneté

    Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

    > Une culture de la paîx et du respect

    Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

    Signe administratif