Le Parti vert établirait des centres de santé communautaire dans toute la province

29 JUIN 2010

Samedi dernier, lors d'une rencontre d'établissement de politiques, le Parti vert du Nouveau-Brunswick a adopté une série de politiques relatives à la santé, dont celle de mettre en place dans toute la province un réseau de cliniques de soins en collaboration, soit la méthode la plus efficace de fournir les soins de santé à tous les Néobrunswickois.

Cette politique de santé a été développée par le critique des soins de santé du Parti vert et candidat du Parti vert dans la circonscription de Fredericton-Silverwood, Jim Wolstenholme. Wolstenholme a été assistant-sous-ministre au ministère de la Santé au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan et a été chef de la direction de la Régie régionale de la santé de Miramichi. Cette politique tient compte des recommandations du Collège des médecins de famille du Canada concernant un modèle de soins centré sur les patients, les medical home, qui fournissent des soins en collaboration et qui sont accessibles tout au cours de la vie des patients.

Dans un communiqué, Wolstenholme affirme : L'établissement de cliniques de soins en collaboration, ou de centre de santé communautaire comme elles sont souvent appelées, est précisément ce que les diplômés en science médicale recherchent en priorité comme modèle de pratique. En somme, nous améliorions nos chances de recrutement si ce modèle de pratique est offert. Toutefois, bien que l'établissement de cliniques de soin avantage le recrutement du personnel, ce sont les patients qui en retirent les avantages réels.

La politique de santé du Parti Vert du NB inclut un plan détaillé d'un réseau provincial de 30 à 50 Centres de santé communautaire. De tels centres desserviraient entre 15 000 à 25 000 personnes. Chacun des centres offrirait des soins de santé primaires, des conseils sur les styles de vie et la gestion des maladies chroniques. Des heures d'ouverture prolongées assureraient une continuité des soins qui n'est pas offerte lorsque les patients doivent trouver des services aux urgences des hôpitaux ou dans les cliniques à consultation sans rendez-vous. Leur personnel de base comprendrait des médecins de famille, des infirmiers praticiens, des infirmiers autorisés, des nutritionnistes, des inhalothérapeutes, des éducateurs sanitaires, des ergothérapeutes, et des pharmaciens. Les professionnels de la santé alternative comme les naturopathes et les homéopathes pourraient même être considérés.

L'établissement de ces centres n'exigerait pas de financement additionnel en dehors de la facturation médicale existante et des budgets des Régies régionales de santé. À moyen et long termes, ces centres réduiraient les couts des soins de santé, ajoute Wolstenholme. En effet, en appuyant les gens dans l'amélioration de leur style de vie, la population deviendra en meilleure santé et celle-ci aura besoin de moins de services de santé. En fournissant un accès opportun aux soins de santé primaires, les questions de santé seront résolues plus tôt, avant que les complications qui exigent plus de soins intensifs et couteux ne surviennent. Par ailleurs, la gestion des maladies chroniques réduira, comme dans les cas du diabète, des maladies cardiaques et des maladies pulmonaires obstructives chroniques, le nombre de personnes qui sont admises à l'hôpital à cause de leur condition négligée.

Wolstenholme a aussi passé un commentaire sur la récente promesse du chef du Parti conservateur, David Alward d'établir une clinique de santé communautaire à Fredericton. Ce concept n’est rien de neuf pour les autres provinces, mais au Nouveau-Brunswick nous en entendons parler seulement durant la période électorale et puis plus rien n'arrive. David Alward n'a présenté aucune idée précise sur ce que ces cliniques pourraient offrir, combien il devrait y en avoir et quels seraient leur impact sur les couts du système de santé. Par contre, la politique du Parti vert du NB est fondée sur des données, elle est complète et fournit les premiers éléments pour rendre les Néobrunswickois en meilleure santé et pour maitriser les couts des soins de santé.

    Nos principes

    > Non-Violence

    Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

    >Autodétermination et citoyenneté

    Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

    >Justice sociale et égalité

    Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

    >Démocratie participative

    Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

    >Autonomie locale

    Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

    >Droits et responsabilités écologiques

    Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

    Signe administratif