Les raisons de mon abstention sur le projet de loi 11

L’an dernier lorsque le projet de loi proposant d’abolir l’exemption parentale de nos lois sur la vaccination obligatoire a été présenté, j’étais sous l’impression que le recours à cette exemption était fréquent au point tel qu’il diminuait sensiblement le taux de vaccination et créait un risque pour la santé publique.  Je prévoyais voter pour le projet de loi. Notre loi rendant la vaccination obligatoire adoptée en 1982 prévoit des exemptions pour des motifs médicaux et philosophiques. Comme elle a bien servi nos enfants pendant les 38 dernières années je me suis dit que quelque chose avait dû changer pour justifier cette modification de la loi. Je me disais que les faits allaient nous être présentés. Je m’attendais à ce que la médecin-hygiéniste en chef ou des médecins-hygiénistes régionaux appuient le projet du ministre de l’Éducation. Ils ont gardé le silence. Au moment de l’examen du projet en comité, quand les députés étudient en détail les projets de loi, interrogent le ministre et proposent des amendements, aucune preuve à l’effet qu’il y avait un problème de santé publique n’a été présentée. J’ai été très étonné d’entendre le ministre de l’Éducation répéter à plusieurs reprises que le projet ne concernait pas la santé publique : « Le projet n’a rien à voir avec le taux de vaccination dans les écoles publiques. Il ne s’agit pas de cela. (notre traduction) » a déclaré le ministre Cardy. De plus, ce dernier a révélé que selon les données disponibles, seulement un total de 1% des parents a réclamé les exemptions médicales et philosophiques. Il a ajouté ne pas savoir la proportion des exemptions médicales par opposition aux exemptions philosophiques. Finalement, il a reconnu que l’immunité collective, c’est à dire le taux de vaccination nécessaire pour protéger indirectement ceux qui ne sont pas vaccinés, était déjà réalisée dans nos écoles.   Pourquoi ne pas appuyer le projet malgré tout? Parce que l’abolition de l’exemption parentale aurait nié l’accès à l’éducation publique à des élèves et les aurait isolés de leurs camarades. Pour justifier un geste aussi extrême, il doit exister un intérêt collectif supérieur. Mais, en l’absence de faits démontrant ce besoin et face à l’affirmation répétée du ministre comme quoi il ne s’agit pas de santé publique, comment justifie-t-on d’enlever à des élèves leur droit à une éducation publique? C’est ce qui me préoccupait.  Voter contre le projet n’était pas une option valable car ça aurait attiser la flamme du mouvement anti-vaccin et notre caucus ne voulait pas donner l’impression d’être opposé à une abolition de l’exemption lorsque nécessaire. Nous ne sommes pas contre.  S’abstenir et expliquer nos raisons n’était certes pas électoralement payant mais mes collègues du caucus et moi-même pensions que c’était le seul choix possible. J’aurais pu jouer la carte de la sécurité et voter en faveur en me pinçant le nez mais le projet était boiteux et je ne me suis pas présenté à une charge publique pour faire de la politicaillerie.  J’ai proposé des amendements au projet de loi pour que l’exemption parentale puisse être levée par la médecin-hygiéniste en chef lorsque celle-ci le juge nécessaire à des fins de santé publique. L’amendement a été refusé par le comité. S’il avait été accepté, le projet de loi aurait été adopté. Le ministre Cardy et M. Vickers, le chef des libéraux s’en sont donner à cœur joie pour attaquer notre caucus après que le projet de loi a été battu. Une vielle tactique! En faisant porter tout l’odieux par les Verts on tente de faire oublier que le ministre Cardy n’a pas obtenu l’appui de cinq de ses collègues du cabinet et que la majorité des libéraux de M. Vickers ont voté contre le projet de loi. Et maintenant qu’est-ce qu’on fait? J’aimerais qu’on mette en place un système de rappel automatique afin que les parents ne perdent pas trace du calendrier des vaccins de leurs enfants. Des cliniques de vaccination dans les écoles assureraient que les vaccins sont administrés au bon moment et faciliteraient la tâche des parents.  Quant à l’exemption parentale, le gouvernement devrait ramener un projet de loi devant l’Assemblée législative pour prévoir que le ministre peut, sur recommandation de la médecin-hygiéniste en chef, suspendre ou abroger une exemption parentale. J’appuierais un tel projet de loi et je crois que mes collègues du caucus ainsi qu’un grand nombre de députés qui ont voté contre le projet de loi 11 y consentiraient aussi. David Coon Chef du Parti vert du N.-B. Député pour Fredericton-Sud

COVID-19: Qu'avons-nous appris jusqu'à présent?

Rien dans l'histoire moderne ne semble avoir touché autant de gens au Nouveau-Brunswick et dans le monde, aussi rapidement et d'une manière aussi profonde que cette pandémie. Rien ne semble nous avoir fait nous sentir plus connecté.e.s et déconnecté.e.s à la fois. Rien ne semble avoir créé une immense angoisse et en même temps, capturé notre imagination pour un avenir meilleur. La pandémie de la COVID-19 a immédiatement mis notre monde et nos économies au point mort, tout en ouvrant un tout nouveau monde de possibilités dans notre façon de communiquer, travailler, exploiter nos entreprises et nous divertir. Une crise a la capacité de mettre simultanément en lumière nos forces et nos faiblesses en tant que société. Nous voyons où sont les points faibles de notre filet de sécurité sociale. Nous sommes témoins des vulnérabilités de notre système alimentaire axé sur les importations. Nous reconnaissons la valeur des travailleur.euse.s essentiel.le.s, mais sous-payé.e.s, en première ligne de la pandémie. Qu'avons-nous appris jusqu'à présent? Au Nouveau-Brunswick, nous avons eu la chance d'être beaucoup moins touchés par cette pandémie et notre rétablissement est plus avancé que la plupart des autres juridictions dans le monde, ce qui nous permet de prendre le temps de réfléchir à ce que nous avons appris de la pandémie jusqu'à présent. Nous avons appris que notre système de santé n'est pas capable de fonctionner pleinement tout en répondant à une pandémie. Cela a accéléré le passage à la médecine électronique, mais cela a également révélé un système de soins de santé soumis à une telle pression que des milliers de chirurgies et de procédures ont dû être reportées ou suspendues pour éviter de submerger le système. continuer la lecture

Préserver le bien-être de tous pendant la COVID-19

Chers Membres et Supporters, J'espère que cette lettre vous trouvera, votre famille et vos amis, en bonne santé et en sécurité. Ce sont des temps difficiles et il y aura encore beaucoup à endurer avant de passer de l'autre côté de cette pandémie. Comme l'a dit Martin Luther King Jr., "Nous devons construire des digues de courage pour contenir les flots de la peur." Cela, nous pouvons le faire. Nous l'avons déjà fait, et c'est exactement ce que nous faisons maintenant: en restant à la maison, ou que vous travaillez à la caisse d’un grand magasin, que vous conduisez un camion ou que vous prenez soin des malades et des personnes vulnérables. continuer la lecture

Stages d’action sociale « STU » – Printemps 2019

Cinq stagiaires en baccalauréat en travail social de l’Université St. Thomas, soit Rebecca Arsenault, Jalen Borden, Jamie McNeil, Alex MacAulay et Megen Gaudet travaillent dans mon bureau de circonscription sur deux projets. Le premier projet vise à apporter la voix des jeunes à l’Assemblée législative, et le second concerne la pauvreté. Les jeunes constituent un pan important de notre population qui n’a pas voix au chapitre sur les problèmes qui les concernent au Nouveau-Brunswick. Les jeunes se sentent souvent démunis et ignorés lorsqu’il s’agit de politique. Jamie et Alex s’affairent à élaborer une proposition pour une assemblée des jeunes qui dialoguerait officiellement avec l’Assemblée législative, ainsi qu’une campagne de sensibilisation à l’importance de la voix des jeunes dans l’élaboration de politiques gouvernementales. Les jeunes se soucient des enjeux et ont des perspectives cruciales et précieuses à partager concernant les problèmes de notre ville et de notre province. Rebecca, Jalen et Megen s’emploient à sensibiliser la population à la pauvreté dans la région de Fredericton et aux nombreux obstacles et défis auxquels les personnes font face lorsqu’elles reçoivent de l’aide sociale. Ils planifient une campagne médiatique qui décrira les réformes nécessaires dans les politiques d’assistance sociale. Cela inclura un commentaire expliquant les difficultés rencontrées pour mesurer avec précision la pauvreté et décrivant comment la pauvreté est vécue différemment par ceux qui la vivent.

Parlons poubelles – Printemps 2019

Le 13 avril 2019, le rassemblement communautaire sur la gestion des déchets a fait salle comble.Don Fitzgerald, directeur exécutif de la Commission des services régionaux de Fredericton, Brett McCrea, directeur de la Commission de gestion des déchets solides de Fredericton, Lois Corbett, directrice générale du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, les quatre conseillers municipaux du comté de Fredericton-Sud: Kate Rogers, Greg Ericson, Stephen Chase et John MacDermid, se sont joints à moi pour une table ronde.Les enjeux concernant le recyclage et la gestion des déchets ont refait surface lors de chaque rassemblement communautaire que j’ai organisé, en faisant un choix naturel de sujet pour un rassemblement communautaire. Les principales préoccupations ou idées soulevées par le public comprenaient:• Besoin de services de recyclage pour les appartements• Manque de recyclage du verre• Manque de compostage en bordure de rue• Système de tri obligatoire comme à l’Î.-P.-É.• Des bacs de recyclage plus petits dans des endroits plus pratiques• Interdiction des sacs en plastique Le panel a fourni des informations utiles sur le système actuel de gestion des déchets et a expliqué pourquoi le recyclage et le compostage du verre n’étaient actuellement pas proposés. Certaines de leurs idées et informations principales incluent:• Responsabilité élargie des producteurs pour les obliger à payer pour le recyclage de leursemballages et à en assumer la responsabilité.• Besoin du conseil municipal d’explorer des options de recyclage pour les immeubles àlogements.• Nécessité d’incitatifs pour promouvoir plus de détournement des déchets et dissuasion pourréduire les dépôts dans les décharges• Le système de Fredericton capte le méthane des déchets organiques pour l’utiliser commeénergie plutôt que de le composter• Une interdiction provinciale sur les sacs en plastique est probable• Nécessité d’une stratégie provinciale en matière de déchets Les noms et les coordonnées des personnes présentes ont été recueillis à la fin de la réunion dans le but de former un comité communautaire chargé de faire le suivi et de poursuivre les enjeux relevés au cours de cette réunion.Vous pouvez consulter le rapport final du rassemblement communautaire « Parlons Poubelles » iciPour d’autres ressources, voir ci-dessous : 1.    Ébauche de l’examen du programme de gestion des déchets et de recyclage Sommaire exécutif 20172.    Présentation PowerPoint au comité du Conseil de Fredericton sur le recyclage dans les immeubles à logement multiples3.    Rapport technique de l’UNB à la Ville de Fredericton sur le recyclage du verre 20134.    Powerpoint sur la proposition de recyclage du verre par UNB Engineering

Tour des énergies renouvelables – Printemps 2019

Au cours de l’hiver, j’ai parcouru la province pour mieux comprendre les obstacles à l’expansion de la production et de l’utilisation des énergies renouvelables au Nouveau-Brunswick. Un nombre croissant de municipalités et de communautés des Premières nations cherchent à alimenter leurs besoins en électricité à partir de sources renouvelables. Cela réduirait les coûts de leurs factures d’électricité, contribuerait au développement économique local et aiderait à réduire leur empreinte carbone. Au long de ma tournée, j’ai rencontré des maires, des conseillers municipaux, des responsables de services publics d’électricité à Saint John, Perth-Andover et Edmundston, ainsi que des entrepreneurs en énergie solaire, des constructeurs de maisons et des concepteurs. Je me suis également fait un devoir de visiter des installations solaires, éoliennes et micro-hydroélectriques. J’ai rencontré des gens qui souhaitent acheter de l’énergie renouvelable, ainsi que des développeurs et des investisseurs œuvrant dans ce domaine. Depuis, Saint John Energy a lancé un appel d’offres pour produire elle-même de l’énergie éolienne à un prix beaucoup moins élevé que ce qu’il en coûte pour acheter de l’électricité à Énergie NB. Le potentiel d’augmentation de l’utilisation de l’énergie renouvelable au Nouveau-Brunswick repose actuellement sur la volonté d’Énergie NB d’acheter de l’électricité à des producteurs locaux d’énergie renouvelable. Ils l’ont fait par le passé, mais ont peu d’intérêt à acquérir davantage d’énergie renouvelable. L’avenir de l’énergie renouvelable au Nouveau-Brunswick dépend entièrement de la volonté d’Énergie NB d’acheter et de revendre cette énergie. Cette dépendance freine le développement des énergies renouvelables, malgré les propositions de nombreuses municipalités du Nouveau-Brunswick. Pour remédier à cet obstacle, j’ai déposé un projet de loi visant à modifier légèrement la Loi sur l’électricité afin de permettre aux municipalités et aux communautés des Premières Nations d’acheter de l’électricité à des producteurs communautaires d’énergie renouvelable, en payant à Énergie NB l’utilisation de leurs lignes électriques. Malheureusement, mon projet de loi a été rejeté à l’Assemblée législative à l’étape du comité. La structure actuelle constitue un autre obstacle à l’expansion de l’utilisation des énergies renouvelables. Présentement, le seul groupe de développement énergétique du ministère de l’Énergie et du Développement des ressources est chargé de développer les ressources pétrolières, et non les énergies renouvelables. Il est essentiel que le ministre Mike Holland crée une division visant le développement des énergies renouvelables au sein de son département.

Véritable changement signifie changer de système

par David Coon Nous devons réintroduire la compassion dans nos services publics.  Pour être bien clair, je parle du système et non pas des gens qui travaillent dans celui-ci. Il y a quelques mois, j’ai participé dans un forum sur les soins aux jeunes qui réunissait des jeunes, dont le gardien est effectivement le ministre du Développement social, avec les travailleurs sociaux qui travaillent dans ce système.  À un certain moment, une jeune personne très frustrée a proclamé que le système était « merdique », et un travailleur social s’est joint pour dire qu’il était aussi d’accord.  Les deux se retrouvaient piégés par un système qui ne desservait ni les jeunes ni les professionnels chargés de s’en occuper. Et l’on peut dire la même chose de ceux qui attendent pendant des heures aux urgences et des médecins et infirmières qui devraient s’en occuper.  Ou bien, ce pourrait aussi être des ainés qui ont besoin d’aide pour rester dans leur maison, mais qui ne peuvent en trouver pour les aider.  Et la liste continue. Les systèmes institutionnels qui ont été mis en place dans les années 60 et 70 pour protéger et habiliter les Néobrunswickois sont devenus trop obsédés par leurs propres besoins, plutôt que par ceux de la population.  C’est le résultat de l’alternance entre des administrations libérales et conservatrices et conservatrices et libérales essayant de diriger une administration comme si c’était comme une entreprise, plutôt qu’un service public.  À mon avis, le moment décisif est survenu lorsque l’ancien premier ministre Frank McKenna a tristement proclamé que l’idée des gens en premier cessait aussitôt que les fonds étaient épuisés.  Administrations après administrations ont réduit leur budget des soins de première ligne et ceux-ci se sont détériorés.  Nous nous sentons de plus en plus négligés, alors que ceux qui offrent ces services se sentent dépassés et souffrent d’épuisement. Le problème provient d’un système qui considère la population et les employés publics comme des fardeaux — des couts pour le système — plutôt que des gens qui sont des citoyens et des fonctionnaires.  C’est pourquoi c’est le système qui doit changer.  Mon but est de m’assurer que les citoyens soient bien servis et que les fonctionnaires soient capables de fournir les services publics dont nous avons besoin avec attention et compassion. Todd Leader est psychologue et travailleur social et il enseigne à l’Université St Mary’s ; il a écrit un livre intitulé « Ce n’est pas à propos de nous : le secret de la transformation de la santé mentale et de la dépendance au système au Canada. »  J’ai entendu son exposé lors de la rencontre annuelle de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, et son message était inspirant — un véritable appel à l’action.  Son argument était que nous devrions cesser d’offrir des services publics avec une perspective d’expert ou de gestionnaire, et que nous devrions mettre en place un système qui traite le public en général comme nous voudrions les membres de notre famille soient traités.  C’est le système lui-même qui entrave la transformation dont nous avons tant besoin. Certes, les autres partis parlent aussi de transformer notre façon d’offrir les soins de santé ou des ainés, mais sans transformer le système lui-même, les résultats ne seront rien de plus que superficiel.  Trop de gens vont continuer à être mal servis, ou tomberont complètement hors système.  Ceux qui livrent les services publics vont continuer à souffrir d’épuisement, et il sera de plus en plus difficile de recruter de nouveaux employés. Je veux transformer tout cela.  Nous avons besoin de changements, mais nous devons nous réunir comme un peuple avec une cause commune.  Il ne reste plus de place pour les divisions politiques.  Il n’existe plus de place pour les blâmes politiques, ou pour des politiques défaitistes. Nos défis vont continuer à grandir parce que nos administrations les unes après les autres ont essayé de faire des changements en faisant les mêmes erreurs.  Les partis traditionnels eux-mêmes se sentent piégés par le système, qu’ils maintiennent, et qui empêche d’introduire les transformations dont nous avons besoin. Lors de cette élection, vous avez l’occasion de faire une différence en modifiant votre vote.  Nous avons besoin d’une assemblée législative aussi verte que sa nature, comme notre magnifique province. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau Brunswick et député de Fredericton-Sud.  

Une société juste nous unit – L’injustice nous divise

Par David Coon Mes premiers véritables souvenirs en politique sont les plaidoyers de Pierre Trudeau pour une juste société.  Pour un jeune de 11 ans, cette vision pour notre pays m’avait inspiré.  Si la politique était capable d’introduire des changements sociaux, alors c’était quelque chose que je me devais de mieux connaitre. C’était l’époque du programme d’égalité sociale Louis Robichaud, continuée par Richard Hatfield qui ultimement a rescapé tellement de personnes de la pauvreté, et qui a établi les bases nécessaires pour que les minorités acadiennes et francophones deviennent des participants à part entière de la société néobrunswickoise. Les peuples indigènes ne figuraient nulle part dans les changements sociaux de cette époque.  La réconciliation, la reconnaissance des traités, et la résolution des titres de propriété foncière doivent être aujourd’hui une priorité politique.  À titre de verts, nous sommes entièrement d’accord avec cette priorité, et comme députés nous agirons en conséquence. Il existe encore des forces corrosives qui tentent au Nouveau-Brunswick de miner les progrès réalisés pour que la langue et la culture acadiennes et d’autres francophones soient protégées.  Cela représente une menace qui risque de nous retourner les uns contre les autres. Les Néobrunswickois ont eu le droit d’être servis par leur gouvernement en anglais ou en français depuis près d’un demi-siècle maintenant.  Cela fait 37 années depuis que l’Assemblée législative reconnait l’égalité entre les communautés anglophones et francophones au Nouveau-Brunswick.  Et cela fait un quart de siècle depuis que ces droits ont été enchâssés dans notre constitution.  Alors que se passe-t-il ? C’est la peur qui est à la source de ces malaises. Plusieurs sont inquiets de l’économie et de l’avenir de nos services publics.  Et cela est utilisé par ceux qui prétendent que nous ne pouvons pas nous payer l’égalité sociale.  Répétez cette rengaine assez souvent et évoquez des histoires terrifiantes concernant un précipice économique, et des gens de bonne foi peuvent devenir angoissés. Considérez en revanche la crise du recrutement et de la rétention des ambulanciers.  La détérioration des services ambulanciers des régions rurales du Nouveau-Brunswick est le résultat d’une pauvre gestion.  Medavie a permis que le niveau des effectifs descende en dessous de ce qui est nécessaire pour conserver nos ambulances sur les routes.  Mettre le blâme sur une exigence, qui existe depuis plusieurs décennies, de fournir des services publics en anglais et en français, c’est simplement passer complètement à côté du sujet. Il existe aussi plus d’une centaine d’ambulanciers qui ne travaillent pas à cause du stress posttraumatique.  Améliorer les services ambulanciers au Nouveau-Brunswick devrait être un enjeu qui nous unit tous. Et qu’en est-il de ces histoires qui se répandent à propos de pratiques d’embauche injustes dans les services publics ?  L’administration aurait dû mettre fin à ces histoires depuis longtemps.  Une gouvernance ouverte et transparente devrait se traduire par une ouverture et une transparence dans ses pratiques d’embauche.  Et pourtant, nous avons assisté à une suite de gouvernements qui semblaient croire que leur travail était leur affaire, et non pas l’affaire des gens de la province.  S’il existe du népotisme dans les pratiques d’embauche, éradiquons-les.  Si une approche bureaucratique, même solution pour tous, aux exigences de compétence en langue seconde est prise, quel que soit l’emploi, faisons preuve de sens commun. Ce qui me permet de passer à l’apprentissage en langue seconde.  Ce n’est pas offert à la plupart des adultes, qu’ils soient anglophones ou francophones.  Une formation en langue seconde doit être largement offerte et abordable.  Si la formation en langue seconde du système scolaire ne produit pas les résultats souhaités, alors nous devons accepter les avis des éducateurs concernant la façon d’améliorer les résultats des élèves anglophones et francophones. Si nous voulons réussir à naviguer les eaux de l’avenir, nous devons agir comme un peuple uni avec un objectif commun.  Et ce sera seulement possible lorsque nous nous sentirons tous en sécurité et respectés.  Cela exige un bon leadeurship, et la promesse indéfectible d’engager les Néobrunswickois dans la poursuite d’une société juste.   David Coon est chef du parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud

Collaboration nécessaire dans les provinces maritimes

Collaboration nécessaire dans les provinces maritimesPar David Coon À entendre les libéraux et les conservateurs parler de notre avenir comme néobrunswickois, on pourrait être pardonné de penser que tout comme Robinson Crusoé nous nous sommes échoués sur une ile inconnue, comptant seulement sur nos capacités individuelles pour survivre à cet isolement imposé. Comme habitants des provinces maritimes, nous sommes savons très bien que nos provinces voisines, l’Ile du Prince Édouard et la Nouvelle-Écosse, sont confrontées à exactement les mêmes défis démographiques, sociaux et économiques que nous. Et c’est la même situation pour nos cousins de Terre-Neuve et du Labrador. Pourtant, il existe très peu de collaboration pour trouver les solutions à nos problèmes communs. Les premiers ministres n’ont même pas trouvé le moyen de présenter un front commun lorsqu’ils ont demandé à Ottawa un ajustement aux paiements de transferts pour la santé afin de tenir compte de notre population vieillissante. Le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique, créé initialement en 1972 comme Conseil des premiers ministres des Maritimes, un organisme intergouvernemental favorisant une coopération accrue entre les administrations, les institutions et les peuples de la région. Maintenant, son apparence superficielle donne l’impression d’un club privé. Les journalistes font à peine mention de ces rencontres et se contentent de réimprimer soigneusement les communiqués. Une visite au site Web du Conseil ne révèle presque rien. Au moment où nos peoples, nos institutions et nos administrations auraient besoin de créer un réseau, d’échanger et de collaborer sur les défis en cours, l’agencement actuel de la collaboration régionale nous fait défaut. La semaine dernière, j’ai participé à la réunion annuelle du Cooperative Enterprise Council à Dorchester pour entendre une présentation du Centre pour la prospérité, basé en Nouvelle-Écosse, un organisme sans but lucratif dédié à favoriser une approche de développement économique qui fortifie les collectivités locales. Cette organisation impressionnante travaille dans les maritimes et forme un réseau avec d’autres groupes de la société civile. La centralisation et la consolidation qui ont pris place au Nouveau-Brunswick ont laissé les gens et les collectivités avec peu de capacité pour modeler leur avenir, que ce soit concernant le type de développement économique qui prendra place ou quels sont ceux qui profiteront de ce développement, ou comment leurs besoins de santé, d’éducation ou de transport seront satisfaits. J’ai été très inspiré par une récente présentation sur la collaboration des cinq pays nordiques, dont notamment l’Islande, un pays dont la population est la moitié de celle du Nouveau-Brunswick. Le Conseil nordique est l’organisme qui réunit les représentants élus des parlements de ces pays afin d’établir des priorités communes pour collaboration. J’aimerais bien participer à de telles discussion avec les parlementaires de notre région. Il y a dix ans, les quatre premiers ministres et les membres de leur cabinet se sont rencontrés à l’université Mount Allison de Sackville, mais c’était une rencontre à huit clos qui n’incluait aucun député des partis d’opposition ni même de députés d’arrière-ban. Si nous souhaitons collaborer à l’échelle régionale d’une façon transparente et responsable, alors ce sont les membres des Assemblées législatives qui doivent se rencontrer et non pas seulement les membres du cabinet. Les défis posés par une population vieillissante, l’accès aux soins de santé, la transition des carburants fossiles aux énergies propres, le développement économique local, la réduction de la pauvreté ont tous besoin d’être examinés à l’échelle régionale pour inspirer les politiques publiques nécessaires pour appuyer les solutions locales, tout en renforçant la coopération régionale lorsque c’est plus utile. Nous devons éviter de créer des institutions régionales qui ne servent qu’à concentrer les prises de décisions dans les mains de quelques grandes entreprises et de bureaucraties lointaines. Cela semble pourtant être la direction prise par le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique durant ces dernières années. Il est temps d’y introduire la démocratie, afin que ce conseil serve comme secrétariat efficace des parlementaires du Canada Atlantique, qui encourage véritablement la coopération entre les administrations, les institutions et les peuples de la région, tel qu’il était prévu initialement. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.  

Lutter contre les changements climatiques

Lutter contre les changements climatiques signifie en bruler moins et en laisser plus dans le solPar David Coon Au moment où je vous écris, je ne peux cesser de penser à ce que le monde sera pour nos enfants dans ces prochaines décennies. Maintenant, l’environnement dans lequel nous vivons change tellement rapidement et malgré tout, nos leadeurs politiques n’osent intervenir ; même quand nous nous sommes entendus pour le faire. Doug Ford, le nouveau chef conservateur en Ontario se propose de désavouer la signature de sa province sur l’entente des premiers ministres provinciaux, appuyée par l’administration fédérale, de réduire la pollution par le carbone. C’était censé être notre contribution à l’entente de Paris pour empêcher que la température s’élève par plus de 2 degrés centigrades.Blaine Higgs, le chef conservateur du Nouveau-Brunswick a déjà annoncé qu’il ferait de cette entente fixant un prix à la pollution, un enjeu électoral. Nos déséquilibres climatiques proviennent des déchets de notre consommation effrénée d’essence, de pétrole, de charbon et de gaz naturel. La solution crève les yeux, il faut en consommer moins. Pour y arriver, les administrations formulent des règlementations pour réduire la pollution par le carbone, elles pourraient aussi rendre des carburants fossiles de plus en plus chers pour encourager les entreprises et les conducteurs de véhicules à en consommer moins. Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin.Au Nouveau-Brunswick notre pollution carbonée provient en grande partie des raffineries et de la consommation d’essence et de diésel, ainsi que l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité. Les conservateurs n’offrent pas de solution à la consommation de carburants fossiles, et agissent plutôt en promoteurs du marché en favorisant les gaz de schiste extrait par la fracturation hydraulique. Leur solution repose sur leur foi aveugle dans une nouvelle technologie qui nous permettrait de cesser la consommation de produits fossiles. De leur côté, les libéraux semblent penser qu’ils pourront gagner sur tous les terrains : réduire la pollution carbonée tout en augmentant la production des sables bitumineux, afin qu’on les utilise ailleurs. Ce sur quoi les libéraux et les conservateurs s’entendent. Le gros problème c’est que nous consommons déjà plus d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon qu’il faudrait déjà. En extraire et en consommer encore plus va préparer un avenir que nous ne voulons pas pour nos enfants et nos petits-enfants. Et cela veut dire laisser une grande partie du pétrole et du gaz que nous connaissons dans le sol. Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin. Pour l’instant, 80 pour cent des Canadiens et de leurs entreprises des quatre provinces les plus importantes payent maintenant un prix pour quel que soit la quantité de pollution carbonée qu’ils produisent. Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons les consommer d’une manière plus efficiente et leur substituer des énergies renouvelables propres. L’administration conservatrice Alward a démantelé les programmes favorisant les énergies renouvelables de la province tout en privant de fonds Efficacité Nouveau-Brunswick. De son côté, l’administration libérale Gallant a liquidé Efficacité Nouveau-Brunswick tout en cessant de fournir tout montant d’aide substantielle aux nouveaux projets d’énergie renouvelable pour alimenter nos maisons et nos véhicules. Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons considérer sérieusement l’efficacité énergétique et entreprendre la transition vers les nouvelles sources d’énergie renouvelable propre. Et ce sont précisément les buts poursuivis par le parti vert. Et ce sont aussi les buts poursuivis par un nombre croissant de nouvelles petites entreprises démarrées par les jeunes du Nouveau-Brunswick, mais nous devons avoir en place une administration provinciale ayant la volonté de créer des politiques qui appuient la croissance de ces secteurs. La transition vers les énergies vertes offre une vaste gamme d’occasions pour les Néobrunswickois, mais cela voudra dire utiliser moins d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon, à mesure que nous devenons très efficients dans notre utilisation d’électricité solaire, et éolienne. Cela ne se matérialisera pas comme par magie, mais nécessitera une délégation forte de députés verts élus à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. David Coon est député de Fredericton Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.  

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