Il est temps de décentraliser les décisions concernant les soins de santé

De plus en plus de personnes attirent mon attention sur leurs impressions que ce sont les soins qui semblent être la ressource qui en voie de disparition dans notre système de santé lorsqu’on compare la situation il y a une décennie. Bien que nous dépensions chaque année 1,3 milliards de dollars pour offrir des services hospitaliers, les hôpitaux des villes sont bondés, fonctionnent au maximum de leur capacité avec des niveaux insuffisants de personnels.  Ces équipes se sentent méprisées par l’administration. L’épuisement sème l’inquiétude. Ceux qui choisissent les soins comme profession sont frustrés par un système qui entrave l’offre de soins adéquats. Les patients souffrent. C’est irrationnel !  Nous avons une pénurie d’infirmières, mais les nouvelles diplômées en sciences infirmières ne peuvent trouver d’emploi à temps plein; alors elles quittent la province.  Les services d’urgence fonctionnent à 100 pour cent sans qu’aucune ambulance n’ait conduit de patient ayant besoin de soins urgents. Les périodes d’attente compromettent la sécurité des patients, mais les urgences n’ont pas le personnel nécessaire.  Les infirmières-praticiennes n’obtiennent pas suffisamment de travail pour conserver leur permis, alors elles quittent la province. Des chirurgies sont annulées par manque de lits. Les patients sont installés dans les couloirs par manque de lits. Et si, à Fredericton, vous avez besoin d’un traitement pour maladie mentale, les psychiatres sont une ressource rare, restreinte par le nombre inadéquat de numéros de facturation. Les médecins et les infirmières expriment leurs frustrations dans les médias et dans les lettres expédiées aux députés.  Les patients et les membres de leurs familles font la même chose. Qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cet état déplorable des choses ? La dernière décennie a vu administration après administration être obsédée par ce qui peut être qualifié par euphémisme d’efficiences.  On nous a imposé un système de santé fiscalement motivé, au lieu d’être axé sur les besoins des patients. Et c’est ainsi que nos soins de santé de première ligne n’ont pas reçu les fonds nécessaires pour suffire à la demande.  Et de l’autre côté de la médaille, loin des sommes qui auraient été nécessaires pour réduire la demande de services de la santé qui empêchent la prévention et la promotion de la santé, soit l’approche centrale des propositions du Parti vert pour la réforme des soins de santé. L’autre changement majeur de nos soins de santé durant la dernière décennie a été la centralisation.  En 2008, l’administration de Shawn Graham a comprimé quatre autorités sanitaires en une seule, appelée Horizon.  Et ensuite, quatre autres ont été rassemblées en une seule, appelée Vitalité. L’objectif était d’économiser de l’argent et d’améliorer la santé des Néobrunswickois.  Dix années plus tard, le verdict est tombé. Cela n’a pas marché. La centralisation est devenue le problème, ce n’est pas la solution. Même les infirmières sont programmées centralement de Saint-Jean.  Une infirmière rapporte qu’elle est malade à Miramichi, et la décision de la remplacer par une autre infirmière est prise à Saint-Jean. Mais laquelle ? Il est temps de revenir dans l’autre direction, de créer de petits districts sanitaires avec un comité consultatif local.  Il est intéressant de noter que Vitalité n’a jamais pleinement réuni les quatre régions sanitaires qu’il recouvre, laissant ainsi certaines décisions à chacune des autorités locales. Un système plus décentralisé serait mieux capable d’offrir les services de promotion de la santé et de prévention des maladies qui répondent aux priorités locales contrairement à l’approche unique d’une autorité centrale.  Le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick a préparé des évaluations de la santé communautaire dans la province, mais le système de soins de santé est trop centralisé pour tirer avantage de cette étude. Les Verts croient que, lorsque c’est possible, les décisions doivent être prises le plus près possible des gens visés par ces décisions, que ce soit des patients, des professionnels de la santé ou des collectivités.  Ce qui signifie que ceux qui sont au centre de l’administration doivent être préparés à se défaire de certains pouvoirs et de certaines autorisations qu’ils ont reçus après la précipitation vers la centralisation des prises de décision. Que ce soit dans le domaine des soins de santé, du développement économique ou de la gestion forestière, il est grand temps qu’une administration provinciale s’engage à céder des pouvoirs à nos collectivités et à nos régions pour qu’elles puissent elles-mêmes façonner leurs avenirs.  C’est une partie essentielle de la vision des Verts pour ici au Nouveau-Brunswick. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Les soins de santé préventifs fondés dans la collectivité diminuent les coûts des soins

« On n’a pas d’argent. »  J’ai entendu cette rengaine à maintes reprises.  C’est un refrain éculé qu’on entend lorsque les gens font face à de nouvelles idées qui amélioreraient la vie des Néobrunswickois. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi des gens s’attendent à dépenser de l’argent de la même manière, année après année, mais produire des résultats différents.  Mardi dernier, l’administration a publié son budget, qui est en grande partie une copie du budget de l’an dernier. Nous dépensons plus de 9 milliards de dollars chaque année pour desservir les Néobrunswickois et leurs collectivités.  La dépense la plus importante, et de loin, s’élève à 2,8 milliards de dollars pour la promotion et la prévention de la santé.  Vous pourriez en déduire que vous trouverez dans le budget une insistance notable sur la promotion et la prévention de la santé afin de réduire les incidences de maladies.  Mais ce n’est pas le cas.  Cet argent est principalement attribué à traiter les gens quand ils deviennent malades. Les libéraux et les conservateurs débattent s’il faut ou non fermer des hôpitaux, mais ces fermetures ne réduiront pas le nombre de personnes malades.  Il faudrait intervenir en amont pour ce faire. Les conditions dans lesquelles les gens naissent, grandissent, travaillent et vieillissent déterminent en grande partie si ceux-ci deviendront malades ou développeront des maladies chroniques.  En effet, une grande majorité des cancers sont causés par ces conditions.  De bons revenus, une sécurité financière, un logement salubre, suffisamment de nourriture saine, un sentiment d’appartenance, un bienêtre mental, une éducation, un environnement salubre dans les lieux de travail et à la maison, de l’air et de l’eau propre, c’est ce qui nous conserve en santé, et par conséquent ce qui évite les couts des soins de santé. N’examinons qu’un seul de ces déterminants de la santé — la pauvreté.  Ce budget ne réussit vraiment pas à s’occuper de la pauvreté — en réalité c’est un budget qui la perpétue. Le niveau d’aide au revenu est insuffisant pour suffire aux besoins les plus élémentaires.  Une personne seule reçoit 537 $ par mois, ce qui ne suffit pas pour payer la nourriture, un logement et les autres nécessités de la vie.  Une fois qu’une mère monoparentale reçoit l’aide sociale, on ne lui permet plus de conserver l’assistance pour son enfant, les handicapés ne peuvent plus conserver leur pension d’invalidité, et les autochtones qui vivent à l’extérieur de leur réserve perdent les maigres revenus de leur bande. Si vous recevez l’aide au revenu et que vous essayez de faire un peu d’argent en partageant un logement, alors immédiatement vous perdez votre carte d’assurance maladie et vous ne pouvez plus remplir vos prescriptions. L’incapacité de s’occuper des déterminants sociaux de la santé a fait augmenter les couts des soins de santé ainsi que les couts de livraison des soins de santé. Notre système de santé a été conçu pour s’occuper des problèmes de santé aigus, mais une énorme portion des dollars dépensés pour les soins de santé le sont pour traiter des conditions chroniques et des maladies mineures. Les Verts sont d’avis qu’ils peuvent améliorer l’accès aux soins de santé, à un moindre cout, en déplaçant les soins de santé dans les collectivités et en incorporant une gamme plus large de professionnels de la santé. Les pharmaciens peuvent traiter les affections mineures et prescrire des médicaments, mais contrairement à la plupart des provinces, notre régime d’assurance maladie ne couvre pas ces couts.  Au lieu d’être traité par un pharmacien local pour des infections mineures, les gens sont forcés d’utiliser les équipements sophistiqués des services d’urgence de nos hôpitaux, d’attendre des heures pour la prescription du docteur alors que tout cela aurait pu être accompli pour le pharmacien local en quelques minutes. Les infirmières-praticiennes pourraient devenir, pour plusieurs, les fournisseurs de soins primaires sans recourir à un médecin de famille, mais l’administration ne leur permet pas d’établir une pratique privée et d’être remboursés par Medicare. Les sagefemmes peuvent fournir les soins prénatals et postnatals, et délivrer les bébés à un cout beaucoup moins élevé que les obstétriciennes, permettant ainsi à ces spécialistes de se concentrer sur les grossesses à risque.  Pourtant, il n’y a que trois sagefemmes dans la province et toutes les trois sont à Fredericton. Nous devons faire mieux.  Les Verts sont en faveur des soins de santé fondés dans les collectivités et de nature préventive.  Cela signifie de meilleurs soins pour les maladies chroniques et aigües dans nos collectivités, de meilleures occasions d’emploi pour du personnel médical professionnel vivant ici maintenant, et des économies qui peuvent être allouées aux autres déterminants de la santé, y inclut la pauvreté.  Nous avons ce qu’il faut pour transformer la prestation des soins de santé dès maintenant.  Nous avons assez d’argent.  C’est question de bien la dépenser. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Destination Nouveau-Brunswick – mieux qu’une utopie

« Au début du 20e siècle, le Nouveau-Brunswick suscitait beaucoup d’intérêts. Mais, au cours des décennies successives, le Nouveau-Brunswick a sombré dans une obscurité relative. » C’est ainsi que le plus grand guide touristique au monde, Lonely planet, débute son introduction consacrée à notre province, en soulignant que les voyageurs maintenant ne font que traverser la province. La plupart des Canadiens adoptent le même comportement, ‒ oublions pour l’instant les voyageurs de l’extérieur de nos frontières ‒ le Nouveau-Brunswick est en quelque sorte la matière noire de la carte de notre pays. La matière noire est partout dans notre univers, mais on ne peut pas la voir directement parce qu’elle n’émet ni lumière ni énergie. Les Canadiens savent que nous sommes ici, mais ils ne peuvent pas nous voir, même lorsqu’ils traversent sur les quatre voies qui les éjectent du Québec ou du Maine vers le pont de la Confédération ou vers le centre d’accueil à la frontière de la Nouvelle-Écosse. Faut pas s’en étonner. Notre tout nouveau centre d’accueil des touristes, juste le long des quatre voies qui happent les voyageurs au Nouveau-Brunswick à St Stephen, est incroyablement banal. Si vous arrivez à voir de l’autre côté des enseignes criardes des restaurants rapides, du garage Irving et du dépanneur, il se peut que vous voyiez un immense point d’interrogation ‒ sans logo ou affiche du Nouveau-Brunswick ‒ juste un point d’interrogation gigantesque, avec comme sous-titre : Information. Ce n’est pas une blague. C’est l’image de marque que le Nouveau-Brunswick a choisie pour notre tout dernier centre d’information des visiteurs. Lors d’une récente rencontre communautaire dans ma circonscription, mes constituants ont partagé leurs inquiétudes concernant la médiocrité de nos efforts pour promouvoir le Nouveau-Brunswick et permettre à nos visiteurs une expérience mémorable. Je pourrais m’offrir un excellent diner avec l’argent que je ferais si j’obtenais un dollar chaque fois que quelqu’un me demande la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous permettre des publicités à la télé comme celles produites par l’administration de Terre-Neuve et du Labrador. Pour être juste, il faut avouer que le personnel du Ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture a créé un excellent site Web pour le tourisme et a porté beaucoup d’attention pour créer une présence en ligne pour le Nouveau-Brunswick. Quand vous cherchez sur Google Nouveau-Brunswick, le site de la province vient en première place, mais encore accompagné de la référence de Lonely planet et de l’article de la CBC sur le Nouveau-Brunswick, seule province dont la population s’amoindrit. Chacun d’entre nous sait que le potentiel du tourisme dans notre province est immense, mais largement inexploité. L’administration provinciale a inclus le tourisme dans sa stratégie de croissance, mais nous avons besoin de générer de l’enthousiasme et de la lumière pour qu’elle soit un succès. Nous devons trouver une marque pour que le Nouveau-Brunswick brille à travers la matière noire qui nous empêche d’être vue par la plupart des Canadiens. Et nous devons créer des services pour le tourisme et des services qui encouragent véritablement le tourisme. Ces deux exigences sont en dehors des seules capacités du Ministère du Tourisme et requièrent une vision à long terme. La route panoramique le long de la vallée du fleuve Saint-Jean, par exemple, est splendide, mais ressemble à une terre que le temps a oubliée à mesure que la route à quatre voies expédie nos visiteurs en dehors de la région. La chaussée est négligée, les services sont rares et n’offrent pas d’arrêts pittoresques, il n’y a pas d’infrastructure touristique hormis King’s Landing, et pas de promotion pour des destinations comme Woodstock, Fredericton ou Gagetown. En un mot, une sortie ennuyeuse si ce n’était des vues majestueuses. Nos cultures, notre cuisine, nos microbrasseries et nos cidres, nos artistes et notre histoire composent cet ensemble de sujets dont nos visiteurs parlent abondamment lorsqu’ils les ont connus, mais trop souvent nous ne réussissons pas à les rendre accessibles et attrayants pour susciter de tels engouements. Le nouveau centre des arts de la scène planifié pour Fredericton fournit une occasion unique pour présenter aux touristes un attrait pour la région si nous créons un festival d’été de musique et de théâtre semblable à celui de Charlottetown. Les spectateurs pourraient apprécier nos cultures, notre musique et notre histoire, des productions théâtrales fondées sur les récits emblématiques du Nouveau-Brunswick. Tout cela créerait des occasions pour nos auteurs dramatiques, nos compositeurs, nos musiciens et nos acteurs. Les visiteurs pourraient coordonner leurs vacances autour du festival d’été. Les occasions d’accroitre appréciablement le tourisme dans toute la province abondent, mais cela demande que l’administration en fasse une priorité, qu’elle investisse dans les infrastructures et les services, et qu’elle travaille en collaboration avec nos régions pour réaliser cet objectif. Le Nouveau-Brunswick est un des secrets les mieux gardés au pays, mais pour le laisser connaitre à nos compatriotes canadiens, cela demande de la créativité, de la collaboration et de l’audace. Fondamentalement nous avons besoin de croire en nous pour réussir cette transformation. Ce furent les ingrédients nécessaires qui nous ont convaincus de nous unir à la Nouvelle-Écosse et à la province du Canada pour créer un pays il y a 150 ans. C’est ce qui a été nécessaire pour le programme d’égalité sociale de Louis Robichaud il y a 50 ans. Comparé à ces changements révolutionnaires, avec un leadeurship adéquat, rendre le Nouveau-Brunswick une destination touristique devrait être comme une balade. David Coon est chef du Parti vert et député de Fredericton-Sud.

Repenser la façon que nous faisons fonctionner nos maisons, nos véhicules et notre économie

C’est la semaine de l’environnement, mais qu’est-ce que cela signifie en dehors de notre collectivité et des nettoyages des écoles ? Les autorités en place nous rabâchent sans cesse que nous devons équilibrer l’environnement et l’économie. Ce qui m’a fait accepter les moyens répandus avec leurs dommages collatéraux envers notre climat, nos sols, nos océans, nos eaux douces et l’atmosphère afin que l’économie progresse. Le problème c’est que nous sommes entièrement intégrés et dépendants de l’environnement. Détériorer notre environnement pour accroitre la croissance de l’économie est un marché de dupes, mais nous continuons à le tolérer. Pensez aux plantes. Elles font certainement partie de notre environnement. Les plantes captent l’énergie du soleil et la transforment en nourriture. C’est vraiment stupéfiant lorsque vous y pensez. L’énergie solaire est transformée en nourriture par les plantes. Je pense que c’est Jonathan Swift qui a dit que les cornichons ne sont en réalité que du soleil en bouteille. Mais mieux encore, les plantes nettoient le bioxyde de carbone de l’atmosphère et nous redonnent l’oxygène. Certaines plantes nous fournissent le bois pour bâtir nos maisons. Plusieurs plantes remontent notre moral que ce soit la beauté des fleurs ou la majesté des arbres gigantesques. Les plantes sont indispensables pour la vie, et dans des conditions de croissance adéquates, elles portent des fruits, de l’air à respirer, du bois pour nos abris et un baume pour nos maux. Et comme si ce n’était pas suffisant, les plantes soutiennent l’entière chaine alimentaire. Compte tenu du rôle indispensable des plantes, on penserait que nos sociétés prendraient soin de leurs conditions de croissance. Un bon sol, beaucoup d’abeilles pour les plantes qui en ont besoin pour se reproduire, et un climat favorable à leur croissance. En d’autres termes, nous avons besoin de protéger notre environnement, mais nous n’avons pas réussi à le faire. La production et l’utilisation croissante du pétrole, du gaz et du charbon sont un exemple. Il y a longtemps que nous n’avons plus d’endroits pour emmagasiner la pollution qui provient de la consommation des énergies fossiles. La quantité toujours croissante d’énergie fossile que nous excavons et brulons a submergé la capacité de la nature de recycler cette pollution, lui a permis de s’accumuler dans l’atmosphère et dans les eaux des océans, déstabilisant le climat et acidifiant les eaux à l’échelle globale. C’est pourquoi il est urgent de réduire notre dépendance envers la consommation de pétrole, de gaz et de charbon en réduisant notre consommation, en faisant la transition vers les sources d’énergie durable et renouvelable comme le soleil, les fibres de bois, le vent et les marées. Bien que le premier ministre Gallant ait fait connaitre sa stratégie pour le faire en décembre dernier, nous n’avons pas encore vu une seule mesure concrète. Le ministère du Développement de l’énergie et des ressources n’a même pas de direction du développement des énergies renouvelables, ni une section dédiée à l’efficacité énergétique et à la conservation. Il n’existe personne au ministère du Développement énergétique pour promouvoir l’énergie renouvelable. L’administration n’a pas modifié sa position relative aux énergies renouvelables, ni pour le chauffage des espaces ni pour la génération d’énergie électrique, ou bien pour les véhicules depuis les années de Shawn Graham durant la dernière décennie. De jeunes entrepreneurs et certaines entreprises coopératives ont certainement essayé, mais l’environnement des politiques publiques n’est pas d’un grand secours. Il existe un nombre remarquable d’entreprises en phase de démarrage dans lesquelles des entrepreneurs du Nouveau-Brunswick ont construit des bâtiments à faible consommation en cherchant à utiliser l’énergie solaire ou éolienne, à manufacturer et vendre des granules de bois, à offrir des dispositifs de stockage d’énergie, à développer des technologies innovatrices d’énergie marémotrice, et à créer les commandes astucieuses pour ces installations. Il est temps pour l’administration de faire du rattrapage et de mettre en œuvre des politiques utiles sur lesquelles le secteur de l’énergie renouvelable pourrait s’appuyer, mais pour ce faire nous avons besoin de personnes en place à qui l’on a confié cette responsabilité. L’administration fédérale fait la promotion du développement des énergies renouvelables partout au Canada. Nos ressources d’énergie renouvelables sont abondantes. Leur déploiement va nous permettre de réduire notre consommation de charbon, de pétrole et de gaz naturel et nous pourrons contribuer à cet effort collectif pour réduire la pollution carbonée. Le premier ministre Gallant a établi la cible de réduction de la pollution au carbone à 4 millions de tonnes durant les douze prochaines années. Il faudrait qu’il fasse du développement des énergies renouvelables une priorité si nous voulons vraiment réaliser cette cible. J’ai introduit une loi à l’Assemblée législative pour y contribuer, mais elle a été défaite. Il est temps d’être audacieux et de bâtir l’économie du 21e siècle, qui doit être entrainée et alimentée avec des sources durables d’énergie renouvelable. Voilà le concept auquel il vaut la peine de réfléchir durant la semaine de l’environnement. Les plantes peuvent transformer la lumière du soleil en nourriture; il est temps que nous l’utilisions pour alimenter et réchauffer nos maisons, pour énergiser nos véhicules et pour faire fonctionner notre économie. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

C’est le temps de renforcer la fonction publique

Quand j’ai obtenu mon diplôme universitaire, j’ai écrit l’examen de la fonction publique fédérale, en croyant que l’administration publique m’offrirait une carrière dans laquelle je pourrais faire une contribution utile à la vie de mon pays. J’ai fini par choisir une différente piste que l’administration en travaillant durant une grande partie de ma carrière dans le secteur des intérêts publics pour des organisations sans but lucratif, et il y a trois ans en offrant mes services à la population de Fredericton-Sud à l’Assemblée législative. Aujourd’hui, l’administration est calomniée, dépréciée et même diffamée par certains. En général, le service public est considéré comment étant douteux avec les représentants élus suscitant moins de confiance qu’à peu près toutes les autres occupations, et les organisations en faveur de l’intérêt public ne sont pas considérées mieux que tous les groupes d’intérêts spéciaux avec des comportements intéressés. Ces perceptions sont malsaines pour la démocratie et fournissent un prétexte pour réduire le rôle du gouvernement et la défense des citoyens au moment où nous faisons face à d’importants défis. Mettre en place une série de mesures efficaces et justes pour notre population rapidement vieillissante, pour le déclin rural, le chômage persistant chez les jeunes, la pauvreté multigénérationnelle, la lente croissance économique, la transition hors des énergies fossiles, les changements climatiques rapides, et le déclin écologique représentent les défis auxquels les services publics sont confrontés et qui exigent l’appui des administrations pour de nouvelles politiques avec des choix étayés sur des arguments solides. Malheureusement, les administrations coupent les dépenses et parfois en maintenant une relation antagoniste le service public et compromettant la capacité d’être à la hauteur des défis du jour. Rares sont maintenant les ministères qui possèdent leur propre capacité de recherche, de planification stratégique ou de préparation de politique. Un ancien sous-ministre du développement social m’a expliqué comment il devait avoir recours à des services extérieurs pour concevoir des politiques, et ce avec des résultats insatisfaisants. Des projets sont nécessaires sur plusieurs fronts. Comment rendre nos collectivités mieux adaptées aux personnes âgées ? Comment devrions-nous intervenir pour atténuer l’isolation croissante des ainés ? Comment encourager la préparation de logements innovateurs et d’environnements de soins pour les séniors et les plus âgés ? Comment mettre en œuvre un programme de revenu vital de base pour améliorer l’aide sociale et le chômage ? Comment le gouvernement peut-il appuyer le développement des collectivités locales ? Comment faire la transition vers une société à faible émission de carbone ? Étant donné les plans pour réduire encore les ministères ou bien nous ne le pouvons pas, nous ne réussirons pas, ou bien nous payons de fortes sommes aux conseillers pour nous dire comment le faire. Il y a dix ans, il y avait 9 000 fonctionnaires qui travaillaient au gouvernement provincial. Quand l’administration libérale a été formée en 2014, ce nombre avait augmenté par 1 300 personnes additionnelles. Et maintenant, le président du Conseil du trésor, Roger Melanson veut couper un autre 1 300 postes. Nos services publics ont déjà été réduits trop près de l’os, affaiblissant notre capacité à répondre aux défis qui nous attendent. D’autres réductions vont complètement dévaster nos services. L’administration rabâche sans cesse le refrain qu’elle se concentre sur les efficiences, un mot qui est devenu synonyme de suppression de postes. Nous devrions plutôt nous concentrer sur efficacité. Sur comment appuyer effectivement les collectivités rurales dans leurs efforts d’amélioration du bienêtre de leurs résidents ? Aucun groupe ne possède la responsabilité spécifique d’encourager le développement rural et communautaire. Et qu’en est-il de la transformation sociétale que nous traversons comme ainés devenant la partie croissante de la population ? Où se situe le pouvoir dans le service public pour gérer ce changement démographique radical ? Comment faciliter la sortie des carburants fossiles ? Au Ministère du Développement Énergétique et des Ressources, il y a essentiellement qu’une seule personne sur laquelle repose le dossier de l’efficacité énergétique, et ce parmi d’autres dossiers. Et l’on peut dire la même chose du développement des énergies renouvelables. Aucun ministère ne possède le mandat de s’assurer que nous ayons une infrastructure et des services de transport public efficace. Où aller pour trouver les preuves dont nous avons besoin pour préparer de bonnes politiques publiques ? Nous ne comprenons pas bien quels sont les jeunes qui quittent la province ni la raison. Nous avons une compréhension limitée de qui fait partie des travailleurs pauvres. Nous n’avons pas une claire compréhension des conséquences pour le Nouveau-Brunswick du recours à l’automatisation. Nous ne savons pas ni où ni comment concentrer nos efforts pour prévenir les maladies pour obtenir les résultats les plus efficaces. Cette liste est très longue. Une partie du problème réside dans l’hostilité et la méfiance que les administrations consécutives ont pour les services publics. Plutôt que de gérer avec succès les services publics pour qu’ils puissent servir adéquatement les Néobrunswickois avec des politiques alternatives fondées sur de l’expertise et des preuves, le parti politique au pouvoir a trop souvent considéré les services publics comme leurs servantes. On ne peut qu’imaginer les conséquences sur le moral. Les fonctionnaires sont aussi mis de côté pour taire leur avis ou ignorer leurs expertises lorsqu’une administration se permet d’être à la remorque des priorités des entreprises ou des partisans. Il existe certainement des exceptions à cette pratique, lorsque des ministres et leurs cadres supérieurs travaillent effectivement comme une équipe pour faire progresser le bien commun, mais c’est trop rare dans une époque où une grande partie des décisions est prise directement au bureau du premier ministre. Les réductions de budget insensées doivent cesser, et le rôle des services publics doit être restauré pour qu’il puisse effectivement aider le parti au pouvoir de s’occuper des défis de notre temps. D’autres charcutages nous rendront tous incapables. David Coon est député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

L’éclosion de la démocratie

Il y a deux semaines, la Commission sur la réforme électorale du Nouveau-Brunswick a publié ses recommandations pour augmenter la participation des électeurs et celle des groupes sous représentés lors de nos élections. La participation des électeurs s’est effondrée depuis l’élection de 1987, avec seulement 64 pour cent des électeurs admissibles qui ont participé au scrutin en 2014, une glissade des 82 pour cent en trente ans.   La démocratie est le moyen par lequel des décisions collectives sont prises dans notre société, et pourtant 36 % des Néobrunswickois ne se sont pas présentés lors de la dernière élection. Pourquoi ? Se pourrait-il que les Néobrunswickois se sentent mal servis par nos institutions démocratiques ?   Samara, une organisation charitable qui s’emploie à tisser des liens entre les citoyens et la politique, a sondé les Canadiens sur leur vision de la démocratie. Qu’ont-ils trouvé ? Les Canadiens se retirent du système démocratique, parce qu’ils considèrent la politique comme étant dépourvue d’intérêt. Seulement 54 % croient que les députés peuvent influencer la direction prise par le pays.   Lorsqu’ils évaluent la performance de leur député, les répondants leur ont accordé une note de 46 pour cent pour leur « représentation des vues de leurs électeurs, » et de 45 pour cent pour « tenir l’administration responsable. » Les parlementaires ont dépassé le seuil de passage avec 61 % à la question concernant la « représentation des vues de leur parti. »   La Commission sur la réforme électorale a proposé plusieurs bonnes recommandations, y inclus la préparation d’un rapport annuel à l’Assemblée législative sur l’état de la démocratie au Nouveau-Brunswick, l’abandon progressif des contributions politiques des sociétés et des syndicats, la réduction de l’âge de vote à 16 ans, l’extension du droit de vote aux résidents permanents qui ne sont pas encore citoyens, l’offre d’incitations monétaires aux partis pour présenter plus de femmes, et la considération d’une forme de représentation proportionnelle. Bien que le gouvernement devrait suivre ces recommandations, le mandat de la commission ne lui permettait pas d’examiner le cœur de la crise de notre démocratie, soit qu’une proportion croissante de l’opinion publique est d’avis que les institutions démocratiques sont impertinentes.   Après deux années et demie comme député de Fredericton Sud et chef d’un troisième parti à l’Assemblée législative, je peux comprendre cette opinion croissante, mais c’est une opinion dangereuse. Durant plusieurs années, une quantité sans précédent de pouvoirs a été concentrée au bureau du premier ministre, usurpant ainsi à la fois l’autorité de l’Assemblée législative et le rôle du cabinet. Cela perdure depuis tellement longtemps que tous ceux plus jeunes que 50 ans n’ont connu rien d’autre que des décisions prises par décret au bureau du premier ministre.   Comment pouvons-nous réinvestir l’autorité qui légitimement appartient aux représentants élus à notre parlement provincial ? Donald Savoie, professeur d’administration publique à l’Université de Moncton, a offert ce conseil à Justin Trudeau lors d’une entrevue avec Maclean en 2015, «...commencez par démontrer votre respect au Parlement. Déclarez que vous ne présenterez plus de projets de loi omnibus. Déclarez que votre administration et votre cabinet vont démontrer le plus grand respect aux députés et aux comités du Parlement. »   Les conseils du professeur Savoie sont tout aussi pertinents pour l’administration de Brian Gallant qu’ils l’étaient pour celle de Justin Trudeau ; respectez le rôle de tous les députés, y inclus ceux qui font partie du gouvernement au pouvoir, et respectez les comités de l’Assemblée législative.   Il semble que Justin Trudeau tient compte des conseils de Donald Savoie. En effet, la semaine dernière, contrairement aux vœux du premier ministre, suffisamment de députés Libéraux se sont joints à leurs collègues Conservateurs, du NPD et des Verts pour voter en faveur d’un projet de loi qui empêchera les compagnies d’assurance maladie ou vie de forcer leurs clients à dévoiler les résultats de leur dépistage génétique.   Je n’ai pas encore vu cela dans notre parlement provincial. Les membres du parti au pouvoir au Nouveau-Brunswick ne se sentent pas libres de voter à leur guise.   Dans le cas des comités législatifs, lors de ces rares occasions où les trois partis ont été unanimes, à deux reprises j’ai vu cette unanimité renversée par l’ingérence du pouvoir exécutif dans les affaires de la Législature.   Les Néobrunswickois voudraient nous voir travailler ensemble. Ils veulent que leurs représentants s’expriment en leur nom à l’Assemblée législative, qu’ils travaillent en collaboration pour amener l’administration à rendre des comptes, et à voter en conséquence. Ils veulent nous voir travailler d’une façon efficace en comité pour nous assurer que les ministères et les sociétés de la Couronne dépensent l’argent public effectivement et efficacement. Ils veulent que nous collaborions pour produire des lois effectives pour faire progresser le bien public, que le projet de loi soit initié par le parti au pouvoir, par un membre d’un des partis d’opposition, ou par un député d’arrière-ban. Ils s’attendent à ce que les modifications constructives pour améliorer un projet de loi soient les bienvenues et appuyées. Et ils s’attendent à ce qu’on leur donne l’occasion de se présenter devant un comité pour offrir leurs suggestions et leurs inquiétudes directement à l’Assemblée législative.   Voilà ce à quoi une Assemblée plus effective ressemblerait. C’est ce à quoi une démocratie devrait ressembler. C’est ce pour quoi je me bats.   David Coon est député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Les délais d’attente dans les services d’urgence exposent les patients à des risques

L’attente dans les salles d’urgence, pendant des heures avant que quelqu’un s’occupe de nous, est une expérience que la plupart d’entre nous avons partagée, et ce à plusieurs reprises. C’est un fléau lamentable, mais encore plus choquant, passer de longues périodes de temps dans les salles d’urgence peut compromettre notre santé. Et pourtant, notre administration refuse de reconnaitre cette situation et aucune action n’est prise pour corriger l’insuffisance chronique de personnel dans les salles d’urgence. L’automne dernier, durant la période de questions, j’ai demandé au ministre de la Santé s’il avait l’intention d’agir pour réduire les périodes d’attente dans les salles d’urgence afin de protéger la sécurité des patients. Il a refusé de reconnaitre que les patients étaient en danger. À la place, il a choisi de se figer sur la nécessité de diriger les gens avec des maux mineurs hors des salles d’attente des services d’urgence. C’était comme lancer un os à une meute pour la distraire. Pour ceux qui comme nous accompagnent leurs enfants à l’urgence pour des otites, des maux de gorge, ou des infections urinaires, nous ne ralentissons pas les traitements des grands malades ou des patients accidentés. Nous ne faisons qu’attendre et attendre jusqu’à ce qu’ils soient traités, mais nous ne recevons tout de même pas un traitement au moment opportun. Les urgentistes sont plus que frustrés quand ils se retrouvent forcés d’agir alors qu’ils dépassent leur capacité humaine d’intervenir pour satisfaire les gens qui ont besoin de soins aussitôt que possible. Et ils savent mieux que quiconque que les sous-effectifs dans les salles d’urgence peuvent avoir des conséquences tragiques. De fait, notre système de santé s’est déjà fixé des cibles que devraient atteindre les services d’urgence. La cible des services d’urgence est que moins de 4 % des patients deviennent frustrés et partent avant d’avoir été vus. La plupart des services d’urgence des hôpitaux au Nouveau-Brunswick dépassent de 2 à 3 fois cette cible. Jusqu’à 10 à 12 pour cent des gens qui attendent dans nos services d’urgence quittent l’hôpital avant même qu’ils aient été vus par un médecin. Les gens qui attendent d’être admis aux services d’urgence sont triés. 40 % des gens qui passent les portes des services d’urgence sont dans la catégorie de patient 3, soit ceux qui doivent absolument être vus par le médecin le plus tôt possible. Quelle est la cible provinciale pour ceux d’entre nous qui se retrouvent dans cette catégorie ? 80 % de ces patients devraient attendre moins de 30 minutes après leur arrivée au service d’urgence. Mais, face au manque de personnel chronique, les services d’urgence passent à côté de cette cible 4, 5 et même 6 fois. C’est une question sérieuse de sécurité des patients et le ministre de la Santé doit le reconnaitre et puis agir en conséquence. Durant ces heures, ces deux heures, et même ces trois heures d’attente, la condition des patients de catégorie 3 peut s’aggraver, des préjudices peuvent survenir ; selon la cible que les services d’urgence devraient atteindre, ces conséquences pourraient être évitées si ces patients étaient vus moins d’une demi-heure après leur arrivée. Et tout aussi préoccupants, certains patients de cette catégorie font partie des 10 à 12 pour cent des gens qui quittent l’hôpital frustrés et peuvent faire face à des conséquences catastrophiques. Il existe aussi d’autres personnes qui ne vont pas à l’urgence alors qu’elles devraient vraiment s’y rendre, parce qu’elles ne peuvent pas faire face à ces longues heures d’attente pour voir un médecin. Il n’existe pas de statistiques pour ce groupe. Nos services d’urgence ont désespérément besoin d’un plus grand nombre de médecins, d’infirmières praticiennes et d’adjoints aux médecins pour garantir la sécurité de ceux qui sont cordés dans les salles d’attente. Cela devrait faire la première Page des médias. Les Néobrunswickois s’attendent lorsqu’ils ont besoin de soins médicaux à les obtenir en temps opportun à l’hôpital. Pour certains, ce n’est pas le cas parce qu’on manque de personnel. Une solution immédiate serait d’accorder aux médecins l’autorité d’appeler du personnel additionnel quand ils déterminent que les temps d’attente représentent un danger pour leurs patients. Les urgentistes peuvent déjà le faire dans le cas d’une crise à la suite d’une catastrophe comme un déraillement. Il ne fait pas de doute que la définition de catastrophe pourrait être étendue pour inclure les temps d’attente qui menacent la santé des patients. Les médecins doivent avoir l’autorité d’appeler du personnel supplémentaire afin d’agir dans les intérêts supérieurs de leurs patients. Une solution permanente est d’empêcher que les temps d’attente deviennent une menace pour les patients en augmentant le budget de nos services d’urgence, afin qu’ils puissent augmenter leurs niveaux de personnel et ainsi éviter les causes de ces situations périlleuses. Le budget provincial de 2017 sera publié au début du mois prochain. On doit y trouver des sommes additionnelles allouées aux autorités de la santé destinées à résoudre les temps d’attente dans nos services d’urgence. Parfois, c’est l’argent qui est la solution. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Finalement le poste de Défenseur des aînés est créé

Article écrit par David Coon Avec une toute petite modification au mandat législatif du Défenseur des enfants et de la jeunesse, les 148 000 ainés de la province ont acquis leur propre défenseur, et ses responsabilités vont aussi inclure les adultes dans les établissements de soin. Le défenseur des enfants, de la jeunesse et des ainés est un officier indépendant de l’Assemblée législative, tout comme l’Auditrice générale. Cette position est présentement remplie par Norm Bossé, le frère avocat, du professeur de musique du FHS, Don Bossé qui a gagné un prix Juno. Norm Bossé et son personnel ont gagné des accolades internationales pour leur prise de position de principe et leur défense efficace des enfants et de la jeunesse au Nouveau-Brunswick. La réputation de son bureau est telle qu’un de ses employés a déménagé au Nouveau-Brunswick afin d’avoir la chance de travailler avec ce défenseur des droits des enfants et de la jeunesse. Je ne doute pas, que sous son leadeurship, avec un budget suffisant, M. Bossé va servir les ainés et les adultes en établissement avec autant de succès. Comme tous les officiers de la législature, le défenseur des enfants, de la jeunesse et des ainés présente un rapport à l’Assemblée législative, et non au cabinet d’un ministre ou au premier ministre, afin de garantir qu’il est libre d’agir sans interférence politique. La seule contrainte que le premier ministre et son cabinet peuvent imposer aux officiers de la législature est financière. C’est la responsabilité du comité d’administration de la législature de proposer pour approbation les budgets des officiers de la législature. Toutefois, lorsque le gouvernement est majoritaire, il peut choisir de contraindre ses membres à se plier à ses volontés, la majorité des membres du comité peut être obligée de restreindre les activités des officiers de la législature. Par exemple, le budget de notre vérificatrice générale est semblable en grandeur à celui du vérificateur général de l’IPÉ malgré qu’elle soit responsable de gérer un budget provincial de plus grande importance, ainsi qu’un plus grand nombre de sociétés d’État. Comparée au budget du vérificateur général de la Nouvelle-Écosse, sur une base proportionnelle, notre vérificatrice générale reçoit un million de dollars en moins. À la fois les Libéraux et les Conservateurs avant eux, ont réussi à rogner son budget. De fait, les travaux de la plupart de nos officiers législatifs doivent se satisfaire d’un budget inadéquat d’une façon ou d’une autre. S’il advenait que les travaux du comité d’administration de la législature soient publics, plutôt qu’à porte close, les besoins budgétaires de nos officiers de la législature pourraient être mieux comblés. Avec les toutes nouvelles responsabilités de défense des droits des ainés et des adultes en résidence, il est trop tôt pour estimer avec précision l’ampleur des fonds additionnels qui seront nécessaires pour le Défenseur des droits des enfants, de la jeunesse et des ainés. Ce que contiendra le nouveau mandat n’est même pas clair parce que cela n’a pas été précisé dans la loi. Cependant comme membre du comité d’administration de la législature, je plaide vigoureusement pour un budget initial qui permettrait que les nouvelles responsabilités s’installent et fonctionnent rapidement. En se fondant sur le mandat actuel pour les enfants et la jeunesse, les ainés et les adultes en établissement de soin, leur défenseur devrait être à la fois les représenter auprès de l’administration et investiguer leurs plaintes. Je suppose que le bureau du défenseur va déterminer les carences dans les services, préparer des recherches dans les domaines qui affectent les ainés, fournir des conseils stratégiques et proposer des modifications législatives. Pour les préoccupations et les doléances, je m’attends à ce que le bureau du protecteur des ainés entreprenne des enquêtes, assiste et appuie les ainés et les adultes dans les établissements ainsi que leurs familles dans la quête de solutions. Dans le cadre de son travail pour les enfants et la jeunesse, le défenseur des enfants et de la jeunesse publie un rapport L’état de l’enfance accompagné de recommandations à l’administration. Le bureau a aussi publié des rapports spéciaux sur des préoccupations prioritaires. Avec un budget adéquat, de tels rapports pourraient être préparés pour les ainés et les adultes en établissement. M. Bossé travaille fort pour étoffer son mandat. D’ailleurs, il a accepté de rencontrer ma table ronde d’ainés bientôt pour entendre leurs vues sur le mandat de son bureau. La décision de l’administration Gallant de créer un défenseur des ainés arrive à point, avec la publication de la semaine dernière de la Stratégie pour les ainés au Nouveau-Brunswick. Il se pourrait que cela puisse fournir un cadre pour les travaux du protecteur des ainés. Les besoins sont immenses – de l’isolation sociale à l’absence d’accès au diagnostic précoce de la démence, à la pénurie des services de soin à long terme. Dès notre enfance, on nous enseigne à respecter nos ainés. Cette valeur devrait se réfléchir dans nos programmes et nos services offerts par nos administrations provinciales et municipales. David Coon est député de Fredericton-Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Combattre le changement climatique signifie mettre fin aux gaspillages d’énergie

Imaginez dépenser seulement 125 $ par année pour chauffer votre maison (taxes et services inclus). C’est précisément ce qu’il en coute pour chauffer une maison construite selon les normes des maisons passives. Les confortables couches d’isolant, les fenêtres à triple vitrage, l’attention méticuleuse apportée pour éviter les entrées d’air frais et la conception d’une habitation qui s’ouvre au soleil, tous ces facteurs contribuent à éliminer la part du lion des couts de chauffage. Ce faisant, l’empreinte carbone de cette famille ne devient qu’une trace, et diminue ses émissions de carbone par 85 %. Combattre le changement climatique signifie des frais de chauffage plus faibles. Et puis, l’énergie solaire ? Soixante-dix pour cent de la chaleur fournie à ces maisons est créée en s’assurant que des fenêtres sont placées au sud de la maison : c’est simple et gratuit. Comme rapporté dans ce journal il y a deux ans, une entreprise locale, Southern Exposure Construction, propriété de Tim Naugler, construit de telles résidences dans la région de Fredericton depuis un certain nombre d’années. Comment pouvons-nous garantir qu’à l’avenir les couts de chauffage de toutes les nouvelles maisons soient faibles et laissent une petite empreinte carbone ? C’est là qu’entrent en jeu les plans d’action pour le climat adoptés au Nouveau-Brunswick et au Canada. La barrière des couts de construction additionnels de 10 à 15 % plus élevés de ces résidences à haute performance doit être éliminée. Et c’est possible en offrant des subventions et des mécanismes de financement innovateurs dans les stratégies pour le climat. Le gouvernement pourrait offrir des prêts à bas taux ou sans intérêt qui couvriraient les couts additionnels et qui pourraient être remboursés par l’entremise du système d’impôts fonciers. Il existe aussi un besoin pressant de mettre finalement en vigueur notre code du bâtiment provincial et de s’assurer tout d’abord que ses exigences empêchent la construction de nouvelles maisons qui gaspillent de l’énergie. Toutefois, les gains les plus importants proviendront de la rénovation de notre parc actuel de maisons et d’édifices. Des litres d’encre sont perdus dans les couvertures et les commentaires de presse sur la rénovation de nos centrales électriques. Nous devons changer notre point de vue pour nous concentrer sur le côté de la demande d’énergie. Combattre les couts de chauffage exige un programme provincial conçu pour rénover les maisons et les commerces afin de réduire leurs couts de chauffage et ainsi réduire nos empreintes carbones. La rénovation des maisons est un passetemps traditionnel au Nouveau-Brunswick. Nous sommes très fiers de nos maisons et de nos rénovations. Un programme d’envergure pour offrir des subventions et du financement afin de nous permettre d’améliorer nos résidences et d’éliminer les pertes d’énergie serait plus que très apprécié. Qui ne voudrait pas que sa facture de chauffage diminue par 15, 25 ou même 40 pour cent et qu’ainsi son empreinte carbone se rétrécisse. Il est même possible de rendre une maison actuelle très proche des performances énergétiques surprenantes des nouvelles maisons passives. Puisque revêtir à nouveau notre maison est une rénovation assez courante, en profiter pour accroitre l’épaisseur de l’isolation et colmater les fuites peut approcher les normes des maisons passives avant que le revêtement soit en place. Je connais deux familles de la région de Fredericton qui ont commencé de telles rénovations. Combattre le changement climatique signifie faire la guerre aux gaspillages d’énergie. C’est là où les bienfaits sociétaux de la réduction de notre empreinte carbone s’accordent avec les bienfaits personnels de la diminution de nos couts de chauffage. Réaliser ces buts va créer une quantité de travail considérable pour nos commerçants et accroitre la vente des produits et des services nécessaires. De plus, la rénovation de notre parc immobilier s’accorde avec les besoins de création d’emploi de la société. C’est pourquoi il existe un rôle important à jouer pour l’administration dans la fourniture des incitatifs commodes et du financement abordable ainsi qu’une règlementation appropriée. D’où proviendront les fonds pour couvrir les subventions financières nécessaires pour mettre en branle la mise à niveau de nos maisons et de nos édifices dans toute la province ? C’est là que les revenus reçus du prix placé sur le carbone entrent en jeu. Cela représente le capital investi nécessaire pour diminuer les besoins de chauffage de nos édifices, diminuant ainsi les couts de chauffage, réduisant les empreintes carbone et stimulant les économies locales dans toutes les régions de la province. Ce qui doit être sacrifié dans notre réaction à la crise climatique, c’est le gaspillage d’énergie sous toutes ses formes. Cela exige des actions immédiates de la part des gouvernements. L’administration Gallant ne doit pas perdre de temps avant de mettre en œuvre son nouveau plan d’action pour le climat. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

2 ans déjà, le temps passe si vite

le 23 september 2016 Chers membres et partisans,Cela fait deux ans depuis que j’ai été élu comme premier membre Vert de l’Assemblée législative au Nouveau-Brunswick.  On peut constater clairement l’impact que j’ai déjà eu.L’envergure de l’appui pour ma loi pour la sécurité alimentaire locale a incité l’administration Gallant à faire de l’alimentation locale une de ses priorités en développement économique.  Et une stratégie pour l’alimentation locale est attendue sous peu.  J’ai bien aimé que le premier ministre, pour la première fois, adopte ma position qu’une stratégie de remplacement des importations renforcerait les économies locales et créerait des emplois. continuer la lecture

Nos principes

> Non-Violence

Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

>Autodétermination et citoyenneté

Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

>Justice sociale et égalité

Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

>Démocratie participative

Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

>Autonomie locale

Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

>Droits et responsabilités écologiques

Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

Signe administratif