Véritable changement signifie changer de système

par David Coon Nous devons réintroduire la compassion dans nos services publics.  Pour être bien clair, je parle du système et non pas des gens qui travaillent dans celui-ci. Il y a quelques mois, j’ai participé dans un forum sur les soins aux jeunes qui réunissait des jeunes, dont le gardien est effectivement le ministre du Développement social, avec les travailleurs sociaux qui travaillent dans ce système.  À un certain moment, une jeune personne très frustrée a proclamé que le système était « merdique », et un travailleur social s’est joint pour dire qu’il était aussi d’accord.  Les deux se retrouvaient piégés par un système qui ne desservait ni les jeunes ni les professionnels chargés de s’en occuper. Et l’on peut dire la même chose de ceux qui attendent pendant des heures aux urgences et des médecins et infirmières qui devraient s’en occuper.  Ou bien, ce pourrait aussi être des ainés qui ont besoin d’aide pour rester dans leur maison, mais qui ne peuvent en trouver pour les aider.  Et la liste continue. Les systèmes institutionnels qui ont été mis en place dans les années 60 et 70 pour protéger et habiliter les Néobrunswickois sont devenus trop obsédés par leurs propres besoins, plutôt que par ceux de la population.  C’est le résultat de l’alternance entre des administrations libérales et conservatrices et conservatrices et libérales essayant de diriger une administration comme si c’était comme une entreprise, plutôt qu’un service public.  À mon avis, le moment décisif est survenu lorsque l’ancien premier ministre Frank McKenna a tristement proclamé que l’idée des gens en premier cessait aussitôt que les fonds étaient épuisés.  Administrations après administrations ont réduit leur budget des soins de première ligne et ceux-ci se sont détériorés.  Nous nous sentons de plus en plus négligés, alors que ceux qui offrent ces services se sentent dépassés et souffrent d’épuisement. Le problème provient d’un système qui considère la population et les employés publics comme des fardeaux — des couts pour le système — plutôt que des gens qui sont des citoyens et des fonctionnaires.  C’est pourquoi c’est le système qui doit changer.  Mon but est de m’assurer que les citoyens soient bien servis et que les fonctionnaires soient capables de fournir les services publics dont nous avons besoin avec attention et compassion. Todd Leader est psychologue et travailleur social et il enseigne à l’Université St Mary’s ; il a écrit un livre intitulé « Ce n’est pas à propos de nous : le secret de la transformation de la santé mentale et de la dépendance au système au Canada. »  J’ai entendu son exposé lors de la rencontre annuelle de l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, et son message était inspirant — un véritable appel à l’action.  Son argument était que nous devrions cesser d’offrir des services publics avec une perspective d’expert ou de gestionnaire, et que nous devrions mettre en place un système qui traite le public en général comme nous voudrions les membres de notre famille soient traités.  C’est le système lui-même qui entrave la transformation dont nous avons tant besoin. Certes, les autres partis parlent aussi de transformer notre façon d’offrir les soins de santé ou des ainés, mais sans transformer le système lui-même, les résultats ne seront rien de plus que superficiel.  Trop de gens vont continuer à être mal servis, ou tomberont complètement hors système.  Ceux qui livrent les services publics vont continuer à souffrir d’épuisement, et il sera de plus en plus difficile de recruter de nouveaux employés. Je veux transformer tout cela.  Nous avons besoin de changements, mais nous devons nous réunir comme un peuple avec une cause commune.  Il ne reste plus de place pour les divisions politiques.  Il n’existe plus de place pour les blâmes politiques, ou pour des politiques défaitistes. Nos défis vont continuer à grandir parce que nos administrations les unes après les autres ont essayé de faire des changements en faisant les mêmes erreurs.  Les partis traditionnels eux-mêmes se sentent piégés par le système, qu’ils maintiennent, et qui empêche d’introduire les transformations dont nous avons besoin. Lors de cette élection, vous avez l’occasion de faire une différence en modifiant votre vote.  Nous avons besoin d’une assemblée législative aussi verte que sa nature, comme notre magnifique province. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau Brunswick et député de Fredericton-Sud.  

Une société juste nous unit – L’injustice nous divise

Par David Coon Mes premiers véritables souvenirs en politique sont les plaidoyers de Pierre Trudeau pour une juste société.  Pour un jeune de 11 ans, cette vision pour notre pays m’avait inspiré.  Si la politique était capable d’introduire des changements sociaux, alors c’était quelque chose que je me devais de mieux connaitre. C’était l’époque du programme d’égalité sociale Louis Robichaud, continuée par Richard Hatfield qui ultimement a rescapé tellement de personnes de la pauvreté, et qui a établi les bases nécessaires pour que les minorités acadiennes et francophones deviennent des participants à part entière de la société néobrunswickoise. Les peuples indigènes ne figuraient nulle part dans les changements sociaux de cette époque.  La réconciliation, la reconnaissance des traités, et la résolution des titres de propriété foncière doivent être aujourd’hui une priorité politique.  À titre de verts, nous sommes entièrement d’accord avec cette priorité, et comme députés nous agirons en conséquence. Il existe encore des forces corrosives qui tentent au Nouveau-Brunswick de miner les progrès réalisés pour que la langue et la culture acadiennes et d’autres francophones soient protégées.  Cela représente une menace qui risque de nous retourner les uns contre les autres. Les Néobrunswickois ont eu le droit d’être servis par leur gouvernement en anglais ou en français depuis près d’un demi-siècle maintenant.  Cela fait 37 années depuis que l’Assemblée législative reconnait l’égalité entre les communautés anglophones et francophones au Nouveau-Brunswick.  Et cela fait un quart de siècle depuis que ces droits ont été enchâssés dans notre constitution.  Alors que se passe-t-il ? C’est la peur qui est à la source de ces malaises. Plusieurs sont inquiets de l’économie et de l’avenir de nos services publics.  Et cela est utilisé par ceux qui prétendent que nous ne pouvons pas nous payer l’égalité sociale.  Répétez cette rengaine assez souvent et évoquez des histoires terrifiantes concernant un précipice économique, et des gens de bonne foi peuvent devenir angoissés. Considérez en revanche la crise du recrutement et de la rétention des ambulanciers.  La détérioration des services ambulanciers des régions rurales du Nouveau-Brunswick est le résultat d’une pauvre gestion.  Medavie a permis que le niveau des effectifs descende en dessous de ce qui est nécessaire pour conserver nos ambulances sur les routes.  Mettre le blâme sur une exigence, qui existe depuis plusieurs décennies, de fournir des services publics en anglais et en français, c’est simplement passer complètement à côté du sujet. Il existe aussi plus d’une centaine d’ambulanciers qui ne travaillent pas à cause du stress posttraumatique.  Améliorer les services ambulanciers au Nouveau-Brunswick devrait être un enjeu qui nous unit tous. Et qu’en est-il de ces histoires qui se répandent à propos de pratiques d’embauche injustes dans les services publics ?  L’administration aurait dû mettre fin à ces histoires depuis longtemps.  Une gouvernance ouverte et transparente devrait se traduire par une ouverture et une transparence dans ses pratiques d’embauche.  Et pourtant, nous avons assisté à une suite de gouvernements qui semblaient croire que leur travail était leur affaire, et non pas l’affaire des gens de la province.  S’il existe du népotisme dans les pratiques d’embauche, éradiquons-les.  Si une approche bureaucratique, même solution pour tous, aux exigences de compétence en langue seconde est prise, quel que soit l’emploi, faisons preuve de sens commun. Ce qui me permet de passer à l’apprentissage en langue seconde.  Ce n’est pas offert à la plupart des adultes, qu’ils soient anglophones ou francophones.  Une formation en langue seconde doit être largement offerte et abordable.  Si la formation en langue seconde du système scolaire ne produit pas les résultats souhaités, alors nous devons accepter les avis des éducateurs concernant la façon d’améliorer les résultats des élèves anglophones et francophones. Si nous voulons réussir à naviguer les eaux de l’avenir, nous devons agir comme un peuple uni avec un objectif commun.  Et ce sera seulement possible lorsque nous nous sentirons tous en sécurité et respectés.  Cela exige un bon leadeurship, et la promesse indéfectible d’engager les Néobrunswickois dans la poursuite d’une société juste.   David Coon est chef du parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud

Collaboration nécessaire dans les provinces maritimes

Collaboration nécessaire dans les provinces maritimesPar David Coon À entendre les libéraux et les conservateurs parler de notre avenir comme néobrunswickois, on pourrait être pardonné de penser que tout comme Robinson Crusoé nous nous sommes échoués sur une ile inconnue, comptant seulement sur nos capacités individuelles pour survivre à cet isolement imposé. Comme habitants des provinces maritimes, nous sommes savons très bien que nos provinces voisines, l’Ile du Prince Édouard et la Nouvelle-Écosse, sont confrontées à exactement les mêmes défis démographiques, sociaux et économiques que nous. Et c’est la même situation pour nos cousins de Terre-Neuve et du Labrador. Pourtant, il existe très peu de collaboration pour trouver les solutions à nos problèmes communs. Les premiers ministres n’ont même pas trouvé le moyen de présenter un front commun lorsqu’ils ont demandé à Ottawa un ajustement aux paiements de transferts pour la santé afin de tenir compte de notre population vieillissante. Le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique, créé initialement en 1972 comme Conseil des premiers ministres des Maritimes, un organisme intergouvernemental favorisant une coopération accrue entre les administrations, les institutions et les peuples de la région. Maintenant, son apparence superficielle donne l’impression d’un club privé. Les journalistes font à peine mention de ces rencontres et se contentent de réimprimer soigneusement les communiqués. Une visite au site Web du Conseil ne révèle presque rien. Au moment où nos peoples, nos institutions et nos administrations auraient besoin de créer un réseau, d’échanger et de collaborer sur les défis en cours, l’agencement actuel de la collaboration régionale nous fait défaut. La semaine dernière, j’ai participé à la réunion annuelle du Cooperative Enterprise Council à Dorchester pour entendre une présentation du Centre pour la prospérité, basé en Nouvelle-Écosse, un organisme sans but lucratif dédié à favoriser une approche de développement économique qui fortifie les collectivités locales. Cette organisation impressionnante travaille dans les maritimes et forme un réseau avec d’autres groupes de la société civile. La centralisation et la consolidation qui ont pris place au Nouveau-Brunswick ont laissé les gens et les collectivités avec peu de capacité pour modeler leur avenir, que ce soit concernant le type de développement économique qui prendra place ou quels sont ceux qui profiteront de ce développement, ou comment leurs besoins de santé, d’éducation ou de transport seront satisfaits. J’ai été très inspiré par une récente présentation sur la collaboration des cinq pays nordiques, dont notamment l’Islande, un pays dont la population est la moitié de celle du Nouveau-Brunswick. Le Conseil nordique est l’organisme qui réunit les représentants élus des parlements de ces pays afin d’établir des priorités communes pour collaboration. J’aimerais bien participer à de telles discussion avec les parlementaires de notre région. Il y a dix ans, les quatre premiers ministres et les membres de leur cabinet se sont rencontrés à l’université Mount Allison de Sackville, mais c’était une rencontre à huit clos qui n’incluait aucun député des partis d’opposition ni même de députés d’arrière-ban. Si nous souhaitons collaborer à l’échelle régionale d’une façon transparente et responsable, alors ce sont les membres des Assemblées législatives qui doivent se rencontrer et non pas seulement les membres du cabinet. Les défis posés par une population vieillissante, l’accès aux soins de santé, la transition des carburants fossiles aux énergies propres, le développement économique local, la réduction de la pauvreté ont tous besoin d’être examinés à l’échelle régionale pour inspirer les politiques publiques nécessaires pour appuyer les solutions locales, tout en renforçant la coopération régionale lorsque c’est plus utile. Nous devons éviter de créer des institutions régionales qui ne servent qu’à concentrer les prises de décisions dans les mains de quelques grandes entreprises et de bureaucraties lointaines. Cela semble pourtant être la direction prise par le Conseil des premiers ministres de l’Atlantique durant ces dernières années. Il est temps d’y introduire la démocratie, afin que ce conseil serve comme secrétariat efficace des parlementaires du Canada Atlantique, qui encourage véritablement la coopération entre les administrations, les institutions et les peuples de la région, tel qu’il était prévu initialement. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.  

Lutter contre les changements climatiques

Lutter contre les changements climatiques signifie en bruler moins et en laisser plus dans le solPar David Coon Au moment où je vous écris, je ne peux cesser de penser à ce que le monde sera pour nos enfants dans ces prochaines décennies. Maintenant, l’environnement dans lequel nous vivons change tellement rapidement et malgré tout, nos leadeurs politiques n’osent intervenir ; même quand nous nous sommes entendus pour le faire. Doug Ford, le nouveau chef conservateur en Ontario se propose de désavouer la signature de sa province sur l’entente des premiers ministres provinciaux, appuyée par l’administration fédérale, de réduire la pollution par le carbone. C’était censé être notre contribution à l’entente de Paris pour empêcher que la température s’élève par plus de 2 degrés centigrades.Blaine Higgs, le chef conservateur du Nouveau-Brunswick a déjà annoncé qu’il ferait de cette entente fixant un prix à la pollution, un enjeu électoral. Nos déséquilibres climatiques proviennent des déchets de notre consommation effrénée d’essence, de pétrole, de charbon et de gaz naturel. La solution crève les yeux, il faut en consommer moins. Pour y arriver, les administrations formulent des règlementations pour réduire la pollution par le carbone, elles pourraient aussi rendre des carburants fossiles de plus en plus chers pour encourager les entreprises et les conducteurs de véhicules à en consommer moins. Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin.Au Nouveau-Brunswick notre pollution carbonée provient en grande partie des raffineries et de la consommation d’essence et de diésel, ainsi que l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité. Les conservateurs n’offrent pas de solution à la consommation de carburants fossiles, et agissent plutôt en promoteurs du marché en favorisant les gaz de schiste extrait par la fracturation hydraulique. Leur solution repose sur leur foi aveugle dans une nouvelle technologie qui nous permettrait de cesser la consommation de produits fossiles. De leur côté, les libéraux semblent penser qu’ils pourront gagner sur tous les terrains : réduire la pollution carbonée tout en augmentant la production des sables bitumineux, afin qu’on les utilise ailleurs. Ce sur quoi les libéraux et les conservateurs s’entendent. Le gros problème c’est que nous consommons déjà plus d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon qu’il faudrait déjà. En extraire et en consommer encore plus va préparer un avenir que nous ne voulons pas pour nos enfants et nos petits-enfants. Et cela veut dire laisser une grande partie du pétrole et du gaz que nous connaissons dans le sol. Il est ironique que ce soit l’industrie qui a exercé des pressions pour taxer la pollution comme moyen idéal pour lutter contre les changements climatiques, mais c’était dans le but d’éviter les règlementations provinciales et fédérales conçues à cette fin. Pour l’instant, 80 pour cent des Canadiens et de leurs entreprises des quatre provinces les plus importantes payent maintenant un prix pour quel que soit la quantité de pollution carbonée qu’ils produisent. Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons les consommer d’une manière plus efficiente et leur substituer des énergies renouvelables propres. L’administration conservatrice Alward a démantelé les programmes favorisant les énergies renouvelables de la province tout en privant de fonds Efficacité Nouveau-Brunswick. De son côté, l’administration libérale Gallant a liquidé Efficacité Nouveau-Brunswick tout en cessant de fournir tout montant d’aide substantielle aux nouveaux projets d’énergie renouvelable pour alimenter nos maisons et nos véhicules. Pour consommer moins de carburants fossiles, nous devons considérer sérieusement l’efficacité énergétique et entreprendre la transition vers les nouvelles sources d’énergie renouvelable propre. Et ce sont précisément les buts poursuivis par le parti vert. Et ce sont aussi les buts poursuivis par un nombre croissant de nouvelles petites entreprises démarrées par les jeunes du Nouveau-Brunswick, mais nous devons avoir en place une administration provinciale ayant la volonté de créer des politiques qui appuient la croissance de ces secteurs. La transition vers les énergies vertes offre une vaste gamme d’occasions pour les Néobrunswickois, mais cela voudra dire utiliser moins d’essence, de pétrole, de gaz et de charbon, à mesure que nous devenons très efficients dans notre utilisation d’électricité solaire, et éolienne. Cela ne se matérialisera pas comme par magie, mais nécessitera une délégation forte de députés verts élus à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. David Coon est député de Fredericton Sud et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.  

Pourquoi je suis Vert

Mon grand-père n’a terminé que sa sixième année, et il était l’une des personnes les plus brillantes que j’aie jamais rencontrées. Dans notre famille, faire en sorte que Papa, comme nous l’appelions, termine sa sixième année était toujours l’histoire d’un succès — une histoire à célébrer.Mes grands-parents s’occupaient d’une petite ferme prospère, et ils faisaient entièrement partie de leur communauté, comme plusieurs d’entre nous, encore aujourd’hui. Ils m’ont enseigné que le dynamisme et la résilience d’une communauté sont les qualités essentielles pour la qualité de vie — et que vous devez traiter la terre avec attention et respect, de la même façon que vous traitez vos voisins, si vous souhaitez vivre une vie généreuse.Chez les Verts, j’ai trouvé un parti politique qui apprécie bien ces concepts. Nous devons gérer notre société et notre économie de la même façon pour que la prospérité soit partagée et durable.Être vert signifie croire à la capacité des collectivités à créer des changements pour le mieux. Cela signifie libérer la sagesse et l’ingénuité locale pour s’occuper des défis auxquels nous devons faire face. Pour ce faire, le bienêtre de la collectivité doit toujours avoir la priorité sur les intérêts des entreprises.D’un point de vue pratique, cela veut dire déplacer les centres de décision concernant les soins de santé, l’éducation, l’exploitation et la gestion des ressources à l’échelle locale. Pour ce faire, cela signifie mobiliser la créativité et l’engagement local, et cela exige des organisations efficaces fondées dans les collectivités. Et cela exige aussi que l’administration provinciale doive appuyer les collectivités en leur fournissant les appuis et les ressources dont elles ont besoin pour prospérer.Les vieux partis nous ont entrainés dans la direction opposée avec leur approche uniforme de centralisation pour les soins de santé et d’éducation et avec la corporisation des maisons de santé et des soins de santé à domicile.La prise de décision concernant la gestion des ressources signifie relier les ressources locales avec les économies locales, comme les ressources forestières sur les terres de la Couronne. Pouvez-vous imaginer les homards piégés par une société et expédiés pour transformation ? Ce serait la fin de nos communautés de pêcheurs, mais c’est précisément ce que nous faisons en foresterie et qui a ébranlé nos collectivités forestières. Les collectivités locales doivent pouvoir s’exprimer sur la gestion des ressources forestières locales, si l’on veut créer du travail important pour les populations locales. Et cela doit être entrepris d’une façon à engager et à respecter les collectivités autochtones.Pour être capable de se concentrer sur les moyens locaux, il faut deux choses. L’administration provinciale doit se considérer comme un collaborateur avec la population et non pas comme le patron de tous. Et elle doit nous appuyer lorsque nous faisons face à des moments difficiles à cause de notre santé ou de notre situation financière. L’administration ne nous offre ni l’un ni l’autre.Les Libéraux et les Conservateurs ont été capturés par les intérêts d’une minorité, corporative ou politique, depuis tellement longtemps qu’ils trouvent presque impossible d’agir dans les intérêts du plus grand nombre.Et c’est pourquoi les administrations successives ont graduellement dégradé la qualité de nos services essentiels que ce soit en santé ou en entretien des routes. Et c’est pourquoi nous restons avec la question : qui bénéficie de la gestion de la province.Nous habitons une petite province, et nous devons tirer avantage d’être petit. Après tout, « small is beautiful », pourvu que nous trouvions une place pour tous dans nos collectivités, et que nous réfléchissions à long terme — vivre selon nos moyens financiers et écologiques. Et le tout commence ici, chez nous. L’idée que la délivrance du Nouveau-Brunswick parviendra d’ailleurs doit être mise de côté. Nous sommes ceux que nous attendions.N’importe lequel fermier vous dira après avoir passé un dur moment, que les choses iront bien mieux l’année suivante. Mais ils n’attendent pas l’année suivante, il la prépare. C’est Papa qui me l’a enseigné. Et sa vie me l’a prouvé. Et c’est pourquoi je suis Vert.David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Se nourrir est essentiel pour notre prospérité

Rien n’est plus fondamental que la nourriture.  Comme nous l’avons tous déjà entendu : « Nous sommes ce que nous mangeons. » Mais la plupart d’entre nous ne savent pas d’où provient la nourriture ni ce qui se trouve dans cette nourriture.  Si une plus grande portion de ce que nous mangeons était produite au Nouveau-Brunswick, nous aurions une bien meilleure idée. Quelque chose est fondamentalement erroné quand vous ne pouvez même pas trouver quelque chose comme des pommes de terre du Nouveau-Brunswick dans nos épiceries, même si nous en faisons pousser beaucoup plus que nous en consommons ici.  Et si vous recherchez des pommes de terre biologiques cultivées au Nouveau-Brunswick, vous en trouverez probablement plus dans les marchés publics que dans les supermarchés. Et la situation n’est pas très différente avec la volaille ou la viande, même si l’échelle de notre agriculture se prête très bien à l’élevage du bétail en pâturage et de poulets fermiers.  L’obstacle se situe dans la réglementation sur la production de volailles et de viande conçue pour de grandes installations industrielles qui ne sont pas appropriées dans l’écologie des fermes mixtes.  À mon avis, le problème réside dans notre vision de l’agriculture qui est loin de vouloir nourrir les Néobrunswickois avec des denrées alimentaires produites avec des méthodes écologiquement éprouvées.  La vision privilégiée est plutôt celle de la recherche de commodités demandées sur le marché alimentaire global, et de comment les produire en grandes quantités au prix le plus bas possible.  Le mouvement pour l’alimentation locale offre un contrepoids à cette vision. Et c’est ce mouvement pour l’alimentation locale qui a attiré un nombre croissant de jeunes à s’engager en agriculture.  Ma famille achète sa volaille d’un jeune homme qui avait déménagé dans une grande ville pour y travailler comme messager à bicyclette; ce dernier est revenu pour élever du bétail sur un coin de la ferme de ses parents.  Deux des candidats du Parti vert de la circonscription de Kent, Kevin Arseneau et Allain Rouselle sont de jeunes fermiers qui ensemble avec leur jeune famille produisent des aliments pour les Néobrunswickois avec des méthodes biologiques.  Notre candidate dans Albert est Moranda Van Geest a dirigé une ferme laitière avec son mari pour approvisionner des familles du Nouveau-Brunswick.  Maintenant à la retraite, elle élève des moutons, des porcs et des poulets. Le potentiel d’accroitre notre production de denrées locales est considérable, et nous pourrions le faire d’une façon écologique. Mais cela exigerait que l’administration adopte l’autosuffisance comme objectif de sa politique, un des principaux principes qui guident le Parti vert.  Cela signifie qu’il faudrait réfléchir au développement communautaire comme l’intersection entre le développement économique et le développement social qui sont tous deux enracinés dans un milieu particulier.  Cela signifie aussi admettre que le développement survient dans un contexte écologique.  Et cela exige de s’engager à adopter des politiques qui encouragent le remplacement des importations de denrées, et aussi à s’engager à appuyer le développement de petites entreprises qui contribuent à la chaine d’approvisionnement des champs vers nos tables. Imaginez un instant que l’administration cesse de subventionner les entreprises des plus profitables avec des millions de dollars de prêts non remboursables et de remboursements des salaires, comme les 21 millions de dollars que l’administration s’est engagée à payer à la Banque TD durant la dernière décennie.  Imaginez plutôt que ces efforts sont recentrés vers l’offre de prêts garantis aux petites entreprises dont nous avons besoin pour nous garantir que nous pouvons nous nourrir avec des produits alimentaires sains et produits localement. Pendant une récente visite à Saint-Jean, j’ai mangé un repas délicieux dans un magnifique café géré par une entreprise sociale appelée Stone soup, située au rez-de-chaussée du centre des entreprises sociales de la ville.  La dernière fois que je suis allé à Bouctouche à l’heure du diner, j’ai pris un délicieux repas au Café de la Société culturelle de Kent-Sud.  Et à Moncton, on peut toujours compter sur un repas excellent le midi.  Ce qui relie ces entreprises est un solide engagement envers la collectivité et le désir d’offrir des repas équilibrés à partir de produits locaux. Ce sont nos collectivités qui font progresser le Nouveau-Brunswick.  Les Verts sont d’avis que c’est le rôle de l’administration provinciale d’encourager et de faciliter le développement local pour que les familles puissent s’épanouir dans des collectivités prospères. David Coon est chef du Parti vert et député de Fredericton-Sud.  

Il est temps de décentraliser les décisions concernant les soins de santé

De plus en plus de personnes attirent mon attention sur leurs impressions que ce sont les soins qui semblent être la ressource qui en voie de disparition dans notre système de santé lorsqu’on compare la situation il y a une décennie. Bien que nous dépensions chaque année 1,3 milliards de dollars pour offrir des services hospitaliers, les hôpitaux des villes sont bondés, fonctionnent au maximum de leur capacité avec des niveaux insuffisants de personnels.  Ces équipes se sentent méprisées par l’administration. L’épuisement sème l’inquiétude. Ceux qui choisissent les soins comme profession sont frustrés par un système qui entrave l’offre de soins adéquats. Les patients souffrent. C’est irrationnel !  Nous avons une pénurie d’infirmières, mais les nouvelles diplômées en sciences infirmières ne peuvent trouver d’emploi à temps plein; alors elles quittent la province.  Les services d’urgence fonctionnent à 100 pour cent sans qu’aucune ambulance n’ait conduit de patient ayant besoin de soins urgents. Les périodes d’attente compromettent la sécurité des patients, mais les urgences n’ont pas le personnel nécessaire.  Les infirmières-praticiennes n’obtiennent pas suffisamment de travail pour conserver leur permis, alors elles quittent la province. Des chirurgies sont annulées par manque de lits. Les patients sont installés dans les couloirs par manque de lits. Et si, à Fredericton, vous avez besoin d’un traitement pour maladie mentale, les psychiatres sont une ressource rare, restreinte par le nombre inadéquat de numéros de facturation. Les médecins et les infirmières expriment leurs frustrations dans les médias et dans les lettres expédiées aux députés.  Les patients et les membres de leurs familles font la même chose. Qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cet état déplorable des choses ? La dernière décennie a vu administration après administration être obsédée par ce qui peut être qualifié par euphémisme d’efficiences.  On nous a imposé un système de santé fiscalement motivé, au lieu d’être axé sur les besoins des patients. Et c’est ainsi que nos soins de santé de première ligne n’ont pas reçu les fonds nécessaires pour suffire à la demande.  Et de l’autre côté de la médaille, loin des sommes qui auraient été nécessaires pour réduire la demande de services de la santé qui empêchent la prévention et la promotion de la santé, soit l’approche centrale des propositions du Parti vert pour la réforme des soins de santé. L’autre changement majeur de nos soins de santé durant la dernière décennie a été la centralisation.  En 2008, l’administration de Shawn Graham a comprimé quatre autorités sanitaires en une seule, appelée Horizon.  Et ensuite, quatre autres ont été rassemblées en une seule, appelée Vitalité. L’objectif était d’économiser de l’argent et d’améliorer la santé des Néobrunswickois.  Dix années plus tard, le verdict est tombé. Cela n’a pas marché. La centralisation est devenue le problème, ce n’est pas la solution. Même les infirmières sont programmées centralement de Saint-Jean.  Une infirmière rapporte qu’elle est malade à Miramichi, et la décision de la remplacer par une autre infirmière est prise à Saint-Jean. Mais laquelle ? Il est temps de revenir dans l’autre direction, de créer de petits districts sanitaires avec un comité consultatif local.  Il est intéressant de noter que Vitalité n’a jamais pleinement réuni les quatre régions sanitaires qu’il recouvre, laissant ainsi certaines décisions à chacune des autorités locales. Un système plus décentralisé serait mieux capable d’offrir les services de promotion de la santé et de prévention des maladies qui répondent aux priorités locales contrairement à l’approche unique d’une autorité centrale.  Le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick a préparé des évaluations de la santé communautaire dans la province, mais le système de soins de santé est trop centralisé pour tirer avantage de cette étude. Les Verts croient que, lorsque c’est possible, les décisions doivent être prises le plus près possible des gens visés par ces décisions, que ce soit des patients, des professionnels de la santé ou des collectivités.  Ce qui signifie que ceux qui sont au centre de l’administration doivent être préparés à se défaire de certains pouvoirs et de certaines autorisations qu’ils ont reçus après la précipitation vers la centralisation des prises de décision. Que ce soit dans le domaine des soins de santé, du développement économique ou de la gestion forestière, il est grand temps qu’une administration provinciale s’engage à céder des pouvoirs à nos collectivités et à nos régions pour qu’elles puissent elles-mêmes façonner leurs avenirs.  C’est une partie essentielle de la vision des Verts pour ici au Nouveau-Brunswick. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Les soins de santé préventifs fondés dans la collectivité diminuent les coûts des soins

« On n’a pas d’argent. »  J’ai entendu cette rengaine à maintes reprises.  C’est un refrain éculé qu’on entend lorsque les gens font face à de nouvelles idées qui amélioreraient la vie des Néobrunswickois. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi des gens s’attendent à dépenser de l’argent de la même manière, année après année, mais produire des résultats différents.  Mardi dernier, l’administration a publié son budget, qui est en grande partie une copie du budget de l’an dernier. Nous dépensons plus de 9 milliards de dollars chaque année pour desservir les Néobrunswickois et leurs collectivités.  La dépense la plus importante, et de loin, s’élève à 2,8 milliards de dollars pour la promotion et la prévention de la santé.  Vous pourriez en déduire que vous trouverez dans le budget une insistance notable sur la promotion et la prévention de la santé afin de réduire les incidences de maladies.  Mais ce n’est pas le cas.  Cet argent est principalement attribué à traiter les gens quand ils deviennent malades. Les libéraux et les conservateurs débattent s’il faut ou non fermer des hôpitaux, mais ces fermetures ne réduiront pas le nombre de personnes malades.  Il faudrait intervenir en amont pour ce faire. Les conditions dans lesquelles les gens naissent, grandissent, travaillent et vieillissent déterminent en grande partie si ceux-ci deviendront malades ou développeront des maladies chroniques.  En effet, une grande majorité des cancers sont causés par ces conditions.  De bons revenus, une sécurité financière, un logement salubre, suffisamment de nourriture saine, un sentiment d’appartenance, un bienêtre mental, une éducation, un environnement salubre dans les lieux de travail et à la maison, de l’air et de l’eau propre, c’est ce qui nous conserve en santé, et par conséquent ce qui évite les couts des soins de santé. N’examinons qu’un seul de ces déterminants de la santé — la pauvreté.  Ce budget ne réussit vraiment pas à s’occuper de la pauvreté — en réalité c’est un budget qui la perpétue. Le niveau d’aide au revenu est insuffisant pour suffire aux besoins les plus élémentaires.  Une personne seule reçoit 537 $ par mois, ce qui ne suffit pas pour payer la nourriture, un logement et les autres nécessités de la vie.  Une fois qu’une mère monoparentale reçoit l’aide sociale, on ne lui permet plus de conserver l’assistance pour son enfant, les handicapés ne peuvent plus conserver leur pension d’invalidité, et les autochtones qui vivent à l’extérieur de leur réserve perdent les maigres revenus de leur bande. Si vous recevez l’aide au revenu et que vous essayez de faire un peu d’argent en partageant un logement, alors immédiatement vous perdez votre carte d’assurance maladie et vous ne pouvez plus remplir vos prescriptions. L’incapacité de s’occuper des déterminants sociaux de la santé a fait augmenter les couts des soins de santé ainsi que les couts de livraison des soins de santé. Notre système de santé a été conçu pour s’occuper des problèmes de santé aigus, mais une énorme portion des dollars dépensés pour les soins de santé le sont pour traiter des conditions chroniques et des maladies mineures. Les Verts sont d’avis qu’ils peuvent améliorer l’accès aux soins de santé, à un moindre cout, en déplaçant les soins de santé dans les collectivités et en incorporant une gamme plus large de professionnels de la santé. Les pharmaciens peuvent traiter les affections mineures et prescrire des médicaments, mais contrairement à la plupart des provinces, notre régime d’assurance maladie ne couvre pas ces couts.  Au lieu d’être traité par un pharmacien local pour des infections mineures, les gens sont forcés d’utiliser les équipements sophistiqués des services d’urgence de nos hôpitaux, d’attendre des heures pour la prescription du docteur alors que tout cela aurait pu être accompli pour le pharmacien local en quelques minutes. Les infirmières-praticiennes pourraient devenir, pour plusieurs, les fournisseurs de soins primaires sans recourir à un médecin de famille, mais l’administration ne leur permet pas d’établir une pratique privée et d’être remboursés par Medicare. Les sagefemmes peuvent fournir les soins prénatals et postnatals, et délivrer les bébés à un cout beaucoup moins élevé que les obstétriciennes, permettant ainsi à ces spécialistes de se concentrer sur les grossesses à risque.  Pourtant, il n’y a que trois sagefemmes dans la province et toutes les trois sont à Fredericton. Nous devons faire mieux.  Les Verts sont en faveur des soins de santé fondés dans les collectivités et de nature préventive.  Cela signifie de meilleurs soins pour les maladies chroniques et aigües dans nos collectivités, de meilleures occasions d’emploi pour du personnel médical professionnel vivant ici maintenant, et des économies qui peuvent être allouées aux autres déterminants de la santé, y inclut la pauvreté.  Nous avons ce qu’il faut pour transformer la prestation des soins de santé dès maintenant.  Nous avons assez d’argent.  C’est question de bien la dépenser. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Destination Nouveau-Brunswick – mieux qu’une utopie

« Au début du 20e siècle, le Nouveau-Brunswick suscitait beaucoup d’intérêts. Mais, au cours des décennies successives, le Nouveau-Brunswick a sombré dans une obscurité relative. » C’est ainsi que le plus grand guide touristique au monde, Lonely planet, débute son introduction consacrée à notre province, en soulignant que les voyageurs maintenant ne font que traverser la province. La plupart des Canadiens adoptent le même comportement, ‒ oublions pour l’instant les voyageurs de l’extérieur de nos frontières ‒ le Nouveau-Brunswick est en quelque sorte la matière noire de la carte de notre pays. La matière noire est partout dans notre univers, mais on ne peut pas la voir directement parce qu’elle n’émet ni lumière ni énergie. Les Canadiens savent que nous sommes ici, mais ils ne peuvent pas nous voir, même lorsqu’ils traversent sur les quatre voies qui les éjectent du Québec ou du Maine vers le pont de la Confédération ou vers le centre d’accueil à la frontière de la Nouvelle-Écosse. Faut pas s’en étonner. Notre tout nouveau centre d’accueil des touristes, juste le long des quatre voies qui happent les voyageurs au Nouveau-Brunswick à St Stephen, est incroyablement banal. Si vous arrivez à voir de l’autre côté des enseignes criardes des restaurants rapides, du garage Irving et du dépanneur, il se peut que vous voyiez un immense point d’interrogation ‒ sans logo ou affiche du Nouveau-Brunswick ‒ juste un point d’interrogation gigantesque, avec comme sous-titre : Information. Ce n’est pas une blague. C’est l’image de marque que le Nouveau-Brunswick a choisie pour notre tout dernier centre d’information des visiteurs. Lors d’une récente rencontre communautaire dans ma circonscription, mes constituants ont partagé leurs inquiétudes concernant la médiocrité de nos efforts pour promouvoir le Nouveau-Brunswick et permettre à nos visiteurs une expérience mémorable. Je pourrais m’offrir un excellent diner avec l’argent que je ferais si j’obtenais un dollar chaque fois que quelqu’un me demande la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous permettre des publicités à la télé comme celles produites par l’administration de Terre-Neuve et du Labrador. Pour être juste, il faut avouer que le personnel du Ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture a créé un excellent site Web pour le tourisme et a porté beaucoup d’attention pour créer une présence en ligne pour le Nouveau-Brunswick. Quand vous cherchez sur Google Nouveau-Brunswick, le site de la province vient en première place, mais encore accompagné de la référence de Lonely planet et de l’article de la CBC sur le Nouveau-Brunswick, seule province dont la population s’amoindrit. Chacun d’entre nous sait que le potentiel du tourisme dans notre province est immense, mais largement inexploité. L’administration provinciale a inclus le tourisme dans sa stratégie de croissance, mais nous avons besoin de générer de l’enthousiasme et de la lumière pour qu’elle soit un succès. Nous devons trouver une marque pour que le Nouveau-Brunswick brille à travers la matière noire qui nous empêche d’être vue par la plupart des Canadiens. Et nous devons créer des services pour le tourisme et des services qui encouragent véritablement le tourisme. Ces deux exigences sont en dehors des seules capacités du Ministère du Tourisme et requièrent une vision à long terme. La route panoramique le long de la vallée du fleuve Saint-Jean, par exemple, est splendide, mais ressemble à une terre que le temps a oubliée à mesure que la route à quatre voies expédie nos visiteurs en dehors de la région. La chaussée est négligée, les services sont rares et n’offrent pas d’arrêts pittoresques, il n’y a pas d’infrastructure touristique hormis King’s Landing, et pas de promotion pour des destinations comme Woodstock, Fredericton ou Gagetown. En un mot, une sortie ennuyeuse si ce n’était des vues majestueuses. Nos cultures, notre cuisine, nos microbrasseries et nos cidres, nos artistes et notre histoire composent cet ensemble de sujets dont nos visiteurs parlent abondamment lorsqu’ils les ont connus, mais trop souvent nous ne réussissons pas à les rendre accessibles et attrayants pour susciter de tels engouements. Le nouveau centre des arts de la scène planifié pour Fredericton fournit une occasion unique pour présenter aux touristes un attrait pour la région si nous créons un festival d’été de musique et de théâtre semblable à celui de Charlottetown. Les spectateurs pourraient apprécier nos cultures, notre musique et notre histoire, des productions théâtrales fondées sur les récits emblématiques du Nouveau-Brunswick. Tout cela créerait des occasions pour nos auteurs dramatiques, nos compositeurs, nos musiciens et nos acteurs. Les visiteurs pourraient coordonner leurs vacances autour du festival d’été. Les occasions d’accroitre appréciablement le tourisme dans toute la province abondent, mais cela demande que l’administration en fasse une priorité, qu’elle investisse dans les infrastructures et les services, et qu’elle travaille en collaboration avec nos régions pour réaliser cet objectif. Le Nouveau-Brunswick est un des secrets les mieux gardés au pays, mais pour le laisser connaitre à nos compatriotes canadiens, cela demande de la créativité, de la collaboration et de l’audace. Fondamentalement nous avons besoin de croire en nous pour réussir cette transformation. Ce furent les ingrédients nécessaires qui nous ont convaincus de nous unir à la Nouvelle-Écosse et à la province du Canada pour créer un pays il y a 150 ans. C’est ce qui a été nécessaire pour le programme d’égalité sociale de Louis Robichaud il y a 50 ans. Comparé à ces changements révolutionnaires, avec un leadeurship adéquat, rendre le Nouveau-Brunswick une destination touristique devrait être comme une balade. David Coon est chef du Parti vert et député de Fredericton-Sud.

Repenser la façon que nous faisons fonctionner nos maisons, nos véhicules et notre économie

C’est la semaine de l’environnement, mais qu’est-ce que cela signifie en dehors de notre collectivité et des nettoyages des écoles ? Les autorités en place nous rabâchent sans cesse que nous devons équilibrer l’environnement et l’économie. Ce qui m’a fait accepter les moyens répandus avec leurs dommages collatéraux envers notre climat, nos sols, nos océans, nos eaux douces et l’atmosphère afin que l’économie progresse. Le problème c’est que nous sommes entièrement intégrés et dépendants de l’environnement. Détériorer notre environnement pour accroitre la croissance de l’économie est un marché de dupes, mais nous continuons à le tolérer. Pensez aux plantes. Elles font certainement partie de notre environnement. Les plantes captent l’énergie du soleil et la transforment en nourriture. C’est vraiment stupéfiant lorsque vous y pensez. L’énergie solaire est transformée en nourriture par les plantes. Je pense que c’est Jonathan Swift qui a dit que les cornichons ne sont en réalité que du soleil en bouteille. Mais mieux encore, les plantes nettoient le bioxyde de carbone de l’atmosphère et nous redonnent l’oxygène. Certaines plantes nous fournissent le bois pour bâtir nos maisons. Plusieurs plantes remontent notre moral que ce soit la beauté des fleurs ou la majesté des arbres gigantesques. Les plantes sont indispensables pour la vie, et dans des conditions de croissance adéquates, elles portent des fruits, de l’air à respirer, du bois pour nos abris et un baume pour nos maux. Et comme si ce n’était pas suffisant, les plantes soutiennent l’entière chaine alimentaire. Compte tenu du rôle indispensable des plantes, on penserait que nos sociétés prendraient soin de leurs conditions de croissance. Un bon sol, beaucoup d’abeilles pour les plantes qui en ont besoin pour se reproduire, et un climat favorable à leur croissance. En d’autres termes, nous avons besoin de protéger notre environnement, mais nous n’avons pas réussi à le faire. La production et l’utilisation croissante du pétrole, du gaz et du charbon sont un exemple. Il y a longtemps que nous n’avons plus d’endroits pour emmagasiner la pollution qui provient de la consommation des énergies fossiles. La quantité toujours croissante d’énergie fossile que nous excavons et brulons a submergé la capacité de la nature de recycler cette pollution, lui a permis de s’accumuler dans l’atmosphère et dans les eaux des océans, déstabilisant le climat et acidifiant les eaux à l’échelle globale. C’est pourquoi il est urgent de réduire notre dépendance envers la consommation de pétrole, de gaz et de charbon en réduisant notre consommation, en faisant la transition vers les sources d’énergie durable et renouvelable comme le soleil, les fibres de bois, le vent et les marées. Bien que le premier ministre Gallant ait fait connaitre sa stratégie pour le faire en décembre dernier, nous n’avons pas encore vu une seule mesure concrète. Le ministère du Développement de l’énergie et des ressources n’a même pas de direction du développement des énergies renouvelables, ni une section dédiée à l’efficacité énergétique et à la conservation. Il n’existe personne au ministère du Développement énergétique pour promouvoir l’énergie renouvelable. L’administration n’a pas modifié sa position relative aux énergies renouvelables, ni pour le chauffage des espaces ni pour la génération d’énergie électrique, ou bien pour les véhicules depuis les années de Shawn Graham durant la dernière décennie. De jeunes entrepreneurs et certaines entreprises coopératives ont certainement essayé, mais l’environnement des politiques publiques n’est pas d’un grand secours. Il existe un nombre remarquable d’entreprises en phase de démarrage dans lesquelles des entrepreneurs du Nouveau-Brunswick ont construit des bâtiments à faible consommation en cherchant à utiliser l’énergie solaire ou éolienne, à manufacturer et vendre des granules de bois, à offrir des dispositifs de stockage d’énergie, à développer des technologies innovatrices d’énergie marémotrice, et à créer les commandes astucieuses pour ces installations. Il est temps pour l’administration de faire du rattrapage et de mettre en œuvre des politiques utiles sur lesquelles le secteur de l’énergie renouvelable pourrait s’appuyer, mais pour ce faire nous avons besoin de personnes en place à qui l’on a confié cette responsabilité. L’administration fédérale fait la promotion du développement des énergies renouvelables partout au Canada. Nos ressources d’énergie renouvelables sont abondantes. Leur déploiement va nous permettre de réduire notre consommation de charbon, de pétrole et de gaz naturel et nous pourrons contribuer à cet effort collectif pour réduire la pollution carbonée. Le premier ministre Gallant a établi la cible de réduction de la pollution au carbone à 4 millions de tonnes durant les douze prochaines années. Il faudrait qu’il fasse du développement des énergies renouvelables une priorité si nous voulons vraiment réaliser cette cible. J’ai introduit une loi à l’Assemblée législative pour y contribuer, mais elle a été défaite. Il est temps d’être audacieux et de bâtir l’économie du 21e siècle, qui doit être entrainée et alimentée avec des sources durables d’énergie renouvelable. Voilà le concept auquel il vaut la peine de réfléchir durant la semaine de l’environnement. Les plantes peuvent transformer la lumière du soleil en nourriture; il est temps que nous l’utilisions pour alimenter et réchauffer nos maisons, pour énergiser nos véhicules et pour faire fonctionner notre économie. David Coon est chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick et député de Fredericton-Sud.

Nos principes

>Droits et responsabilités écologiques

Une culture fondée sur la coopération, la compassion et la compréhension est essentielle pour éradiquer la violence dans notre société. Notre système juridique doit avoir pour objectif la réadaptation plutôt que la répression.

>Autonomie locale

Nous devons, en tant que citoyens, avoir la possibilité et la responsabilité de contribuer au bien commun. Il est fondamental que tous aient le pouvoir de participer à la vie de la collectivité.

>Démocratie participative

Tous devraient avoir le même accès aux biens de première nécessité et être traités avec dignité et respect. Les traités conclus avec les Premières nations doivent être respectés.

>Justice sociale et égalité

Nous devons pouvoir participer aux décisions qui concernent notre vie et être assurés que notre vote se reflète dans la composition de l’Assemblée législative.

>Autodétermination et citoyenneté

Nos collectivités doivent avoir l’entière responsabilité de leur avenir, soutenues par une robuste économie locale et par des sources durables d’aliments locaux et d’énergie renouvelable.

> Une culture de la paîx et du respect

Nous devons apprendre à vivre dans les limites écologiques de notre planète et répondre efficacement à nos besoins énergétiques sans le faire aux dépens des générations futures, ni menacer la survie d’autres espèces.

Signe administratif